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Championnats du Monde Juniors - Chania (GRE), 25 juin - 1 juillet 2014

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:00

Clem-Becq2.jpgAujourd'hui, All Finswimming vous propose l'interview d'une nouvelle figure de la NAP française, à savoir Clément Becq. Nageur classique de formation. Cet étudiant en master de management du sport agé de 23 ans est dèjà vice-champion, champion et recordman de France alors qu'il n'a participé qu'à deux compétitions de NAP. Cela a toutefois été suffisant pour intégrer l'équipe de France qui se déplacera aux Jeux CMAS 2013 à Kazan. En attendant cette compétition, All Finswimming est allé à sa rencontre, dont nous vous proposons le contenu:

 

 

All Finswimming: Bonjour Clément. Tu as fais une entrée très remarquée dans le monde de la NAP lors des derniers championnats de France de Montluçon avec notamment 3 médailles sur les épreuves bi-palmes, un titre et un record de France. Toutefois, peu de personnes te connaissent. Du coup peux-tu te présenter, nous dire qui tu es et nous parler de ton parcours FFN?

Clément Becq: Bonjour Cyril. Comme tu l'as dit je viens de la fédération française de natation. J'ai appris à nager à l'age de 6 ans au sein du club des Dauphins de Créteil avec qui j'ai évolué jusqu'à l'age de 16 ans ou j'ai intégré le pôle France de l'INSEP. J'y suis resté 3 ans avant de passer une année au pôle de Font Romeu dans les Pyrénées. En septembre 2010 je suis revenu près de mes proches en me licenciant à Massy.

AF: Et jusqu'à quel niveau t'a amené cette carrière en natation sportive?

CB: A 14 ans je me suis démarqué en battant les meilleures performances Françaises du 50 et 100 dos lors des championnats de France minimes. Cette dernière perf' tient toujours et j'en suis fier. J'ai ensuite remporté 17 médailles aux championnats de France minimes, cadets et juniors sur 50, 100 et 200 dos dont 4 titres. J'ai été sélectionné en équipe de France jeune puis juniors pour les Championnats du Monde Juniors et d'Europe Juniors où je fus finaliste sur le 200 dos. J'ai également participé à plusieurs finales aux Championnats de France seniors. La dernière en date aux championnats en petit bassin 2013 ou je finis 5ème au 200 dos.
   
 

"La NAP c'est des sensations de vitesse et de glisse incroyables"

 

AF: Un beau palmares! Et maintenant, pourquoi t'essayer à la NAP et comment cela s'est-il passé?

CB: J'ai découvert la nage avec palmes en discutant avec Florian Werbrouck (nageur du PPO, ndlr) avec qui j'ai passé le brevet d'état. En début de saison j'ai participé à une séance avec Hugues Brilhaut et le PPO pour "voir" un peu ce que ça donnait. J'en ai ensuite parlé avec Nolwenn Patrie (nageuse du CSL, recorwoman de France du 50 et 100 bi), passée comme moi de classique à la NAP. Et en avril dernier, au lendemain de championnats de France j'ai cherché un club pour enfin me lancer. David Morin et le CSAKB m'ont accueillit les bras ouverts. Par chance il ne restait qu'une semaine avant le championnat régional, qualificatif pour les France. Juste le temps de prendre ma licence. J'ai découvert mes palmes pendant 30 minutes le samedi matin et le lendemain je nageais à Versailles.
Je me suis posé beaucoup de questions ces derniers mois par rapport à ma carrière sportive. Cela fais 6 ans que j'ai un rythme d'entrainement très élevé et il est très difficile de rester motiver au quotidien. Découvrir ce sport c'est pour moi un second souffle. Je suis bien tomber parce que pour moi nageur, la NAP c'est des sensations de vitesse et de glisse incroyables. Je suis à chaque fois impatient de chausser. C'est un nouveau projet. L'idée de me dire que j'ai des choses à prouver et que j'ai du boulot pour développer de nouvelles capacités est très excitante.

AF: Justement, tu as pu participé à ce championnat Régional pour te qualifier pour les France le mois dernier. Raconte nous un peu ce premier championnats. Quels étaient tes objectifs? Qu'en as-tu pensé?

CB: Première observation : une compète de nap c'est... très très mais alors très long! La minute trente pour mettre le matériel rallonge la journée mais c'est aussi un exercice particulier pour moi. Je ne savais pas comment gérer cette période et c'était un peu stressant juste avant de nager. En terme de sensations, il y a beaucoup de vitesse et cela remettait, pas complétement mais presque, à zéro mes sensations en terme de gestion de la course. J'avais d'ailleurs très peur pour le 200 Bi. Je me suis dis "imagine si au 100 mètres tes jambes te lâchent...". Mais j'étais surtout impatient de voir ce que ça allait donner. Je ne vais pas le cacher au 50 j'avais en tête le record de France car la veille j'avais nagé 20"8 à l'entrainement. Je l'ai fais mais malheureusement il n'y avait pas les chronométrage électronique donc mon temps n'a pas été homologué. L'objectif général était de toute façon de prendre la qualif pour les France et voir ce qu'était une compétition de NAP au moins une fois avant Montluçon.
 
AF: Et pour Montluçon? Comment la compétition s'est passée pour toi? Quels étaient tes objectifs?

CB: Les Championnats du Monde Kazan! Je suis venu pour me faire plaisir mais je garde quoi qu'il arrive des objectifs élevés. C'est important car je suis compétiteur alors je n'arrive jamais à m'investir sans me mettre une carotte devant le nez.
Venant de la classique, il faut que j'adapte ma technique. Sur le 200 c'est plus facile car c'est une nage plus posée. La difficulté pour moi c'est d'amener cette nage sur le sprint. Sur le 50 et sur le dernier 25 du 100 j'ai complètement déchanté. Je ne savais plus quoi faire de mes bras et mes jambes. Je me suis même de-coordonné au niveau de la respiration. C'était très frustrant car je sais que je peux nager beaucoup plus vite.

AF: Tu as donc rempli cet objectif grace aux minimas sur 100 Bi et 200 Bi. D'ailleurs sur le 200 Bi, tu as même battu le record de France. T'y attendais-tu? Qu'as-tu ressenti à ce moment là?

CB: J'ai beaucoup aimé cette course. Au delà du temps, la physionomie de la course m'a procuré du plaisir parce qu'il y a eu une grosse bagarre avec Alex. On a fait le spectacle et c'est toujours agréable. J'aurais aimé qu'il se qualifie c'est mon seul regret. Après, c'est un record de France donc c'est juste un grand bonheur et beaucoup de fierté. Mais il doit rester anecdotique et être rabaissé à Kazan.
 
Clem-Becq.jpgAF: Et qu'as-tu pensé de tes adversaires sur la compétition et du niveau global?
      
CB: Il y a une grosse différence en terme de densité et de niveau par rapport à la FFN. Ca n'a rien a voir. Ca a été flagrant pour moi. Mais la concurrence est là. Sinon j'aurai fais 3 fois premier ! Ce n'est pas le cas et tant mieux. On progressera plus s'il y a de l'animosité.

 

"Je dois abaisser le record de France sur 200 mais aussi sur 50 et 100 !"

 

AF: Et maintenant, à part abaisser ton temps sur 200 à Kazan, quels sont tes objectifs pour les Championnats du Monde de cet été?

CB: Je dois abaisser le record de France sur 200 mais aussi sur 50 et 100 ! C'est obligatoire pour accéder aux finales parce que c'est ça l'objectif. Je ne connais pas mes limites donc on verra mais a priori ca devrait nager aux alentours d'1'38 pour rentrer en finale sur le 200 Bi. David pense que j'en suis capable, moi aussi alors on visera ca.

AF: Et pour la saison prochaine? Vas-tu continuer les deux disciplines de front ou en privilégier une?

CB: Je pense que continuer les deux c'est bien. La classique me permet de nager plus en terme de créneaux et donc de travailler le foncier. A côté je fais des séances en palmes qui me permettent de travailler plus spécifiquement.

AF: Combien d'entrainement par semaine cela va-t-il représenter?

CB: En gros, je suis à 9 fois en classique les semaines optimales quand je peux vraiment aller à toutes les séances et depuis Montluçon je fais deux séances avec David en palmes.

AF: Et penses-tu t'essayer à la monopalme?

CB: Oui.. Je souris parce que j'ai justement essayé hier matin. Quand je commence quelque chose j'aime bien faire les choses à fond. Je n'ai pas envie que l'on dise "il a des facilités en bi parce qu'il vient de la classique". Je veux montrer que je peux faire autre chose et notamment toucher à l'essence même de la nap qui est la mono. Et puis David m'a promit les plus grandes sensations envisageables avec la mono donc je ne peux pas faire autrement que de m'y mettre.
   
AF: Et alors? Quelles sensations?

CB: C'est incroyable ! Mais encore plus technique. Il y a du boulot avant que je me transforme en sirène.

AF: Ca viendra! Nous arrivons maintenant à la fin de l'interview. Souhaites-tu ajouter quelque chose ou passer un message?

CB: J'aimerai remercier l'ensemble des nageurs et entraineurs que j'ai pu croiser à Montluçon pour leur accueil. Ca fait du bien de rencontrer de nouvelles personnes mais je ne m'attendais pas à autant de convivialité. Et bien sur une mention spéciale à mon club du CSAKB qui m'a intégré comme dans une vraie famille.

AF: Et bien je te remercie à mon tour pour le temps que tu as consacré à All Finswimming. Nous te souhaitons bon courage pour Kazan et espérons que tu auras les résultats espérés. A très bientôt sur les bords de bassins.

CB: Merci et à bientôt !

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 17:57

ValérieComme nous vous l'avions annoncé il y a quelques jours, voici une petite interview de Valérie Morin, candidate à la présidence de la Commission Nationale de Nage avec palmes.

Bonjour Valérie, nous avons eu l’occasion de découvrir le programme que tu proposes dans le cadre des élections qui détermineront la prochaine équipe dirigeante de la Commission Nationale Nage avec palmes pour les 4 prochaines années [n.d.l.r. 6 avril prochain, lors de l’Assemblée Générale à Chartres]. Pour ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu nous présenter ton parcours au sein de la FFESSM ?

Bonjour,

J’ai pris ma 1ère licence fédérale en 1990 au club du CSAKB. Depuis j’ai été membre de l’équipe de France de 1992 à 1995 puis encore une fois en 2003 pour les championnats du monde d’Alexandrie. J’ai toujours pensé qu’en plus de nager, il fallait s’investir au sein des activités fédérales. J’ai été juge – je suis actuellement juge fédéral -, trésorière de club, entraineur (je suis MEF1 depuis 2009). Je suis aussi une élue fédérale. J’ai été élue au sein du comité régional Ile-de-France/Picardie de 1993 à 2013 et membre du comité directeur national de 2009 à 2013.

Depuis 2007, je suis élue présidente de la commission interrégionale nage avec palmes. J’ai été réélue à ce poste cette année.

Ce qui ressort de ton programme, c’est une volonté de travailler ensemble, de plus partager les connaissances de chacun et d’utiliser les compétences de chacun. Comment penses-tu qu’il serait possible d’améliorer les relations entre chaque acteur de la nage avec palmes et de mettre un terme à ces guerres de clan ?

Je pense qu’il faut un chef d’orchestre à la tête de la commission nationale. Toutes les personnes bénévoles ne sont pas obligées de s’entendre, chacun à sa vision des choses, son caractère propre. Mais tout cela n’est que très normal. Il suffit juste d’avoir une personne à la tête de cette équipe pour s’appuyer sur les points forts de chacun et faire travailler tout le monde dans le même sens. La nage avec palmes est un tout petit monde. Refuser de travailler avec X ou Y c’est se priver de compétences ou d’expériences que nous aurons du mal à retrouver. C’est pourquoi je regrette que les responsables actuels aient laissé dériver cette tendance à la « guerre des clans ». La nage avec palmes ne peut se payer le luxe de refuser les bonnes volontés et les personnes compétentes.

Dans ma région, la présidente qui a démissionné en 2007 a voulu travailler ainsi. Elle avait monté les clubs les uns contre les autres en pensant que diviser c’était régner. Quelle erreur ! Depuis 6 ans, tous les clubs travaillent dans le même sens en IDFP. Bien sûr, des tensions existent encore. Mais nous sommes capables de nous mettre autour d’une table et d’avoir un projet commun.

A l’heure où l’accent est mis sur l’égalité homme-femme et la nécessité de respecter la parité, nous sommes encore dans une fédération où les femmes sont très peu présentes. Tu pourrais devenir la première femme à la tête de la CNNAP.  Penses-tu que le fait d’avoir une femme à ce poste puisse apporter un souffle nouveau à notre commission ? Qu’est-ce que cela pourrait apporter de nouveau ?

Je n’ai pas la prétention de penser qu’une femme serait mieux qu’un homme. Je ne sais pas si je peux apporter un « plus » en tant que femme. Personnellement, je préfère m’appuyer sur mon expérience de longue date au sein de la nage avec palmes et de ma bonne connaissance des rouages de la fédération. Je souhaite surtout mettre en valeur mes idées. La nage avec palmes est aujourd’hui à la croisée des chemins et ce n’est pas réellement une question de personne mais bien une question de projet. Quelle nage avec palmes voulons-nous pour demain ? Comment développer notre sport ?

Il est vrai cependant qu’au niveau de l’image de la Fédération, une femme à un poste de responsabilité, à la tête de la commission de haut niveau de la Fédération, serait un symbole fort à un moment où le ministère encourage l’investissement des femmes dans le sport. Notre fédération est majoritairement une fédération dominée par les hommes. Actuellement, seule Olivia Fricker, présidente de la commission apnée représente la gente féminine dans les instances fédérales.

Nous connaissons tous les difficultés rencontrées ces dernières saisons dans l’organisation des grands championnats [cf. Coupe de France des Clubs 2013]. Dans ton programme, tu évoques la nécessité de préparer bien à l’avance la saison suivante, avec notamment la nécessité de proposer en cours de saison le calendrier de la saison N+1. D’où viennent, selon-toi, ces difficultés à trouver des lieux de compétitions ?

Je ne pense pas que nous ayons encore des difficultés à trouver des lieux de compétition bien que la multiplication des piscines concédées nous posera bientôt problème. Je suis surtout persuadée que le problème est le manque d’anticipation de l’équipe dirigeante actuelle. Il est beaucoup plus facile de trouver des piscines en sollicitant les personnes deux ans avant que de leur demander de trouver des piscines en urgence à 6 mois (voire moins comme Nogent en 2011) de la compétition. Surtout qu’actuellement, nous n’avons qu’un seul bassin de 50m à trouver, celui des championnats junior. La Coupe de France peut se dérouler en bassin de 25m et les championnats de France seniors sont actuellement pris en charge par la FFESSM dans le cadre des championnats multiactivités.

Certaines nations étrangères ont bien compris la nécessité de proposer la Nage avec palmes dès le plus jeune âge et certains sports en France ont commencé à prendre le pas en proposant des activités de découverte aux plus petits (ex : baby gym). Penses-tu que cela serait applicable à notre sport ? Comment motiver les clubs à recruter de plus jeunes palmeurs ?

Actuellement, la FFESSM est entrée dans le processus de l’ENF. Dans ce cadre – certes contraignant par ailleurs – tous les jeunes nageurs de toutes les fédérations aquatiques (FFN, FSGT, FFtri…) s’initient à la nage avec palmes dans le cadre du pass’sport de l’eau. Nous l’avons déjà notre vivier. Le vrai problème selon moi n’est pas de trouver des nageurs mais de trouver des entraineurs voulant prendre en charge une section de nage avec palmes dans leur club. Sans entraineur, pas de nageur. Il faut donc travailler sur notre cursus de formation pour former des entraineurs qui pourront ensuite prendre en charge des jeunes nageurs, motiver leur responsable de club pour avoir de nouveaux créneaux… Sans doute aussi proposer des cursus de formation complémentaire à des BEESAN qui travaillent déjà. Mais dans ce cas, il faut que les clubs aient les moyens de payer leurs entraineurs et cela est un autre débat.

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Je voudrais que toutes les personnes qui sont impliquées dans la nage avec palmes s’intéressent à cette élection. Ce rendez-vous n’est pas réservé qu’aux présidents de commissions régionales qui sont électeurs le 6 avril. C’est pourquoi j’ai voulu une diffusion la plus large possible de ce programme afin que tout le monde puisse le consulter, le critiquer, poser des questions. Nous sommes tous concernés par ce qui va se passer durant les quatre années qui suivent. L’avenir de notre sport en dépend.

Merci Valérie pour ces réponses.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:11

NicolaCrisanteLes interviews précédentes étaient plutôt consacrées aux nageurs internationaux séniors mais cette fois-ci, place aux jeunes! All-Finswimming vous propose de faire connaissance avec Nicola Crisante.

 

All-finswimming : Salut Nicola, on a pas mal entendu parler de toi cette saison avec les MPF que tu as battues. Ça nous a donné envie de te connaître un peu plus. Pour commencer, peux-tu te présenter ? Comment as-tu commencé la palme ? Pour quel club nages-tu ? Qui est ton entraîneur ?

Je m’appelle Nicola CRISANTE, j’ai 14 ans, je suis en 3°, j’habite à La Ciotat et je nage pour le Club Ciotaden de Nage avec Palmes (CCNP). Mon entraineur est Eric JACOMINO. J’ai débuté la nage avec palmes très tôt et c’est le seul sport que j’ai pratiqué. C’est grâce à mon frère que j’ai commencé ce sport, parce qu’il en faisait et donc moi je voulais faire comme mon grand frère. 

 

Quelles sont les courses auxquelles tu participes généralement ? As-tu déjà des distances que tu préfères nager ? 

Je nage tous types de courses mais je suis plus axé sur le demi-fond et la surface. Le 400sf, 800sf et 1500sf sont les 3 courses que je prépare principalement mais cela ne m’empêche pas de travailler les courses de sprint pour améliorer ma vitesse de base et donc nager plus vite sur mes courses de demi-fond.  

 

Tu as battu plusieurs MPF minime cette saison et tu as réalisé deux minimas (400SF et 1500SF) pour les Championnats du Monde juniors cet été. Est-ce que tu t’attendais à ces résultats lorsque tu as débuté cette saison 2011-2012 ? 

Les deux minimas que j’ai réalisés étaient attendus, c’était mon objectif d’atteindre l’équipe de France Junior cette année, car l’année dernière je n’ai pas pu les obtenir car j’ai fait une grosse crise d’asthme lors des Championnats à Nogent sur Marne et j’ai dû réduire le nombre de courses que j’avais à faire et surtout je ne voulais pas pénaliser mes coéquipiers des deux relais 4 x 100 et 4 x 200 m. Par contre les MPF minime étaient moins attendues, c’était juste un plus de réaliser ces MPF minimes.

 

Quels sont tes objectifs pour cette fin de saison ? 

Pour cette fin de saison, j’espère confirmer mes temps pour l’équipe de France Junior aux championnats de France Juniors puis faire des médailles sur les courses que je vais nager à ce championnat et j’aimerai bien faire un podium avec mes camarades sur le 4 x 200m aux Championnats Séniors.

 

Et des objectifs pour tes futures saisons ?

Mes  objectifs pour les saisons à venir sont l’équipe de France junior jusqu'à ce que je passe senior et améliorer mes temps chaque année.

 

Tu n’es encore que minime, mais as-tu déjà des bons et des mauvais souvenirs en palme ? Si oui, peux-tu nous en parler ?

J’ai déjà eu des bons et des mauvais moments oui.

J’ai vécu 2 magnifiques moments lors de la Coupe de France 2010 et 2012 car en 2010 c’était ma première coupe de France. Je nageais le 800SF et j’ai réalisé la MPF Benjamin sur la distance avec à mes côtés dans la même série le détenteur de celle-ci, Raphael KAMOIZAN et j’ai eu le plaisir d’être félicité par lui. De plus mon entraineur et mes coéquipiers étaient tous fiers et heureux, ce qui m’a apporté une immense joie. Notre sport étant un sport individuel j’ai pu connaître une ambiance incroyable lors d’une compétition par équipe, car cette année-là nous avons remporté le titre. En 2012 encore une victoire, encore plus belle car nous avons gagné dans toutes les catégories donc l’ambiance était à son comble.

Un autre bon moment de partage, cette année à Valence lors du 100 m bi-palmes où j’ai remporté la série au côté de Vincent GRATESSOL, j’ai établi la MPF Minime et lui la MPF Vétéran.

Le pire moment que j’ai connu, c’est lors des Championnats de l’année dernière, lorsque j’ai eu une crise d’asthme qui m’a empêché de concrétiser les objectifs pour lesquels je m’étais préparé tout au long de l’année.

 

Y a-t-il un ou des nageurs que tu admires dans notre sport (français comme étrangers) ?

Stefano FIGINI est le nageur que j’admire le plus parce que c’est un nageur avec une technique de nage époustouflante et qu’il est le meilleur nageur du monde sur le 400sf, course que j’affectionne mais j’aime Stefano FIGINI surtout pour ses qualités de nage.

 

Qu’aurais-tu envie de dire aux nageurs actuels ou à ceux qui découvrent la palme ?

Que vous soyez nageur expérimenté ou débutant surtout prenez du plaisir dans ce que vous faites.

 

Quelque chose à ajouter ?

Juste j’espère que la nage avec palmes soit un peu plus reconnue et médiatisée car c’est vraiment un très bon sport. 

 

Merci pour cette interview et bonne chance pour cette fin de saison.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 13:12

Bari-medaille-20km.jpgAujourd'hui, voici le portrait d'Emilie, ancienne nageuse de l'équipe de France, vice-championne du Monde sur 20km à Bari en 2007. Elle nous parle de sont métier de psychologue du sport et de son expérience de nageuse. Bonne lecture...

 

Salut Emilie,

Pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi ? Comment as-tu commencé la NAP ? Que fais-tu dans la vie ? Qu’est ce qui t’as amené à devenir psychologue ? Quelles études as-tu faites pour travailler dans le domaine du sport ?...

Bonjour Léa et bonjour tout le monde. J’ai commencé la NAP à 9 ans, lorsque je suis partie habiter en Guadeloupe. Quelques jours après notre arrivée sur l’île, on était à la terrasse d’un café et j’ai vu passer un groupe de palmeurs qui s’entrainaient en mer.  Sur le coup, j’ai cru que c’était des dauphins. Le jour d’après, j’ai couru m’inscrire au Marina Aguapalme !

Passionnée par le milieu du sport et de la performance, j’ai toujours voulu travailler dans ce domaine. Mon expérience en tant que compétitrice et mon envie de comprendre les facteurs « mentaux » de la performance m’ont dirigé vers la psychologie du sport.

Pour devenir psychologue sportif, j’ai fait ma License et mon Master à l’Ecole des psychologues Praticiens de Paris, une très bonne formation en 5 ans pour devenir psychologue clinicienne. Les trois dernières années de l’école, j’ai fait tous mes stages pratiques dans des instituts sportifs (INSEP, Paris ; CREPS d’Antibes), ce qui m’a permis d’acquérir des connaissances et déjà une certaine expérience avec le milieu sportif. Je suis maintenant en doctorat en psychologie du sport en Australie, à l’école des sciences du sport, University of Western Australia.

 

Tu as été psychologue au CREPS d’Antibes. Peux-tu nous parler de ton expérience là-bas ?

Ça a été une expérience pleine de challenges mais vraiment enrichissante! Il n’y avait pas de psychologue avant moi au sein de l’institution et on a dû partir de quasi zéro avec Michel Pou (le responsable haut niveau du CREPS) pour organiser le suivi psychologique des 120 sportifs, tout ça avec très peu de moyens sur le plan financier. Ce qui m’a paru important a été de sensibiliser et d’impliquer les entraîneurs des différents pôles France et Espoir dans ma démarche. Et de travailler en équipe avec l’entourage du sportif  (entraîneurs, surveillants du creps, staff médical, équipe du haut niveau) tout en respectant l’aspect confidentiel du suivi psychologique (ce qui n’est pas toujours simple!)

 

Tu vis maintenant en Australie. Comment se passe ta thèse et ton travail dans ce pays ? Quelles différences y a-t-il avec la France dans le suivi des sportifs ?

Oui, j’habite à Perth (Western Australia) depuis maintenant 1 an et demi. Ma thèse et mon travail avec les sportifs se passent vraiment très bien. Un peu difficile au début à cause de l’anglais mais on apprend vite ! Je travaille sur le développement d’une nouvelle approche d’optimisation de la performance, qui intéresse beaucoup d’entraîneurs. Les conditions de recherche et de travail dans le monde sportif en Australie sont justes incroyables. J’ai eu la chance d’obtenir une bourse de thèse subventionnée par la WAIS (Western Australian Institute of Sport), ce qui permet d’observer le fonctionnement de l’intérieur. En bref, chaque sport est entouré d’une équipe d’experts scientifiques relatifs à chaque facteur de la performance (psychologie, physiologie, prépa physique, biomécanique, suivi professionnel). C’est un réel travail d’équipe avec des réunions régulièrement entre les experts et l’entraîneur, pour identifier les besoins des athlètes dans chaque domaine d’expertise. Le suivi des sportifs en Australie est définitivement une approche transdisciplinaire, qui focalise davantage sur des moyens humains que des subventions purement financières pour les athlètes de haut niveau. La psychologie occupe une grande place, et est complètement acceptée par les athlètes et les entraîneurs. L’approche est beaucoup plus scientifique qu’en France, basée sur des concepts théoriques et des interventions démontrées comme étant efficaces.

 

Pourrais-tu nous en dire plus sur le rôle d’un psychologue travaillant dans la psychologie du sport ? Qu’est-ce que cela peut apporter aux sportifs ?

Il y a beaucoup à dire ! Mais pour faire simple, il y a deux objectifs majeurs pour un psychologue du sport : aide à la performance et bien-être de la personne.

Concernant l’aide à la performance, le but du psychologue du sport est d’aider le sportif à :

1) Clarifier ses objectifs et moyens de les atteindre ; 2) Identifier les barrières/difficultés externes (environnement) ou internes (croyances négatives, anxiété de performance, peur de l’effort) qui compromettent l’atteinte de ses objectifs; et 3) Développer des stratégies pour gérer ces barrières, afin d’être uniquement focalisé sur les éléments qui lui permettent d’être performant.

 

Pour toi, qu’est-ce qui  fait qu’en France, les sportifs n’aient pas recours plus souvent à un suivi psychologique ?

En France, lorsque tu parles de psychologie à un sportif, il pense que c’est pour les gens « malades » ou « fous ». Une fois sur deux il se sent menacé ou considère que c’est inutile. Les athlètes et les entraîneurs sont souvent méfiants. Tout le monde est un peu confus, probablement dû à la présence de nombreux intervenants de formations différentes (coach, préparateur mental, sophrologue, psychologue, psychiatre) qui interviennent en milieu sportif. Certains intervenants sont bons, d’autres ne le sont pas, et véhiculent une mauvaise image de la profession. Les entraîneurs ne semblent pas toujours suffisamment formés pour reconnaître les bons des mauvais, et ça laisse la porte ouverte à du n’importe quoi parfois. J’ai assisté au cours de ma carrière de sportive à des choses assez peu professionnelles sur ce plan-là.

 

Pour en revenir à la nage avec palmes, peux-tu nous parler de ta carrière de nageuse ? Pour quel(s) club(s) as-tu nagé ? Quel est ton meilleur souvenir ? Quel est ton pire souvenir ?

Je suis passée par de nombreux clubs et entraîneurs dû à mes nombreux changements géographiques !  : Raymond Tribollet (Marina Aguapalme), Dominique Lanouziere (U.S.Palaiseau), Michel Kitchev. (TOP), David Morin (PPO), et Cyril Chatelet (pôle France). Chaque entraîneur m’a énormément apporté en m’amenant à me dépasser et à me connaître davantage en tant que nageuse. Depuis mes débuts, ma spécialité a toujours été la longue distance. Je regrette d’avoir découvert le 20km aussi tard dans ma carrière, parce que je suis convaincue aujourd’hui que cette course me correspondait parfaitement physiologiquement et mentalement. A choisir, je préférais largement nager un 20km en mer qu’un 1500m en piscine !!

Mon meilleur souvenir restera mon résultat de vice-championne du monde à Bari (2007) sur le 20km. Cette médaille représente vraiment pour moi la concrétisation d’un investissement sur le long terme, et le résultat d’une certaine maturité sportive que j’ai mis du temps à acquérir.

Mon pire souvenir…il y en a quelques-uns ! Ma carrière a été alimentée de pas mal de déceptions, notamment en piscine. De façon générale, je pense que mon plus gros regret est de ne pas être allée au bout de mon potentiel sur mes distances en piscine, et d’avoir souvent été très frustrée par mes résultats. Un travail avec un psychologue du sport m’aurait beaucoup aidé à dépasser certains blocages je pense ! ;-)

 

Comment vois-tu notre sport en France ? Dans le monde ?

Comme beaucoup, je pense notre sport manque cruellement de médiatisation. J’observe ca seulement de loin, mais je perçois les efforts des personnes qui essayent faire avancer les choses, et je trouve ça génial. J’espère sincèrement que ça n’est que le début et que les choses vont décoller dans les années à venir. D’un autre côté, quand je vois les querelles et jalousies qui subsistent entre les clubs, je me dis que les esprits manquent parfois un peu d’ouverture pour que les choses avancent vraiment. Ensuite, j’espère que les connaissances scientifiques autour de notre sport vont se développer davantage dans les années à venir. Je pense que la palme gagnerait énormément à comprendre davantage les paramètres physiologiques, biomécaniques et psychologiques de la performance en nage avec palmes. À quand un pôle recherche au sein de la fédé ? ;-)

Sur le plan mondial, j’aurais du mal à me prononcer étant donné que je ne suis plus vraiment de très près la scène internationale. 

 

Que dirais-tu aux jeunes qui débutent ou aux autres nageurs ?

Je leur dirais que ce sport vaut la peine de s’investir. Qu’avec de la patience et de la persévérance, on parvient à vivre des expériences incroyables, qui font ensuite partie de nous pour toute une vie.

Je dirais aussi qu’il faut rester humble et réaliste.  Le nombre de pratiquants reste faible comparé à d’autres sports, et je trouve ça désolant quand je vois des têtes qui deviennent grosses comme des melons ou des chevilles qui enflent à plus pouvoir mettre un pied devant l’autre (dirigeant, entraîneur, ou nageur).

En bref, prenez votre pied, allez voir jusqu’où vous pouvez aller, et construisez-vous au passage !

 

Un petit mot à ajouter ?

Merci Léa pour m’avoir demandé de répondre à ces questions, et désolée d’avoir été aussi bavarde !

Sinon j’en profite aussi pour remercier mes différents entraîneurs, le PPO, les collègues de l’équipe de France, et toutes les personnes qui m’ont soutenue durant mes 18 années de palme… J’espère qu’un jour je pourrais rendre un peu à ce sport sans qui je n’aurais peut-être pas pris ce chemin-la aujourd’hui !

Enfin, je souhaite toute la réussite possible aux palmeurs français… et faites moi signe s’il vous prend l’envie de venir développer la palme à Perth, je serais votre première coach assistante et/ou nageuse!

 

Merci pour tes réponses, bonne continuation et à bientôt

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:19

DSCF4771.JPG

photo by Laura Lecomte (Florian et Maxime, St Petersburg 2009)

 

Salut Florian,

Pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi ? Que fais-tu dans la vie ? Comment as-tu commencé la NAP ? Pour quel club nages-tu ?

Bonjour,  j’ai 23 ans je vis a Antibes depuis 4ans. J’ai commencé la nage avec palmes par hasard en voyant une affiche il y a 14ans au sein du Club Subaquatique Lorientais.

Je suis actuellement à la recherche d’un emploi en tant que Maître Nageur Sauveteur et je prépare également le concours de la Police Nationale.

 

Tu es cette année encore membre du Pôle France d’Antibes. Peux-tu nous parler de la vie au sein du Pôle ? Quels sont les avantages ? Y a-t-il des inconvénients ?

En effet, je suis resté membre du pôle France pour cette nouvelle saison car les infrastructures mises à notre disposition sont idéales pour faire du bon travail et m’entrainer avec des nageurs comme Maxime et Nicolas est une grande source d’émulation.

Je suis logé au sein du CREPS d’Antibes où je partage ma chambre avec Maxime BERGERON avec qui  la cohabitation se passe pour le mieux.

 

Tu as participé cet été aux Championnats d’Europe à Kazan (RUS) où tu as été le premier français à nager sous les 2’50 au 400IS (RF en 2’48’’46). Peux-tu nous parler de ces championnats ?

Les Championnats d’Europe de Kazan ont été mes meilleurs Championnats tant en termes de résultats que d’ambiance avec l’équipe.

En ce qui concerne mes résultats j’ai nagé 35’’3O au 100is et obtenu la 9ème place, c’était la première fois que je nageais cette course en équipe de France et je bats largement mon meilleur temps qui était de 36 ‘’06 donc plutôt satisfait !

Pour ce qui est du 400is, j’ai réalisé 2’48’’46 lors des séries du matin,  je bats mon propre record de France de 3 secondes et je réalise le 2ème chrono des séries, ce qui m’a extrêmement motivé pour la finale. Malheureusement lors de la finale je termine à la 4ème place en 2’50’’6 à seulement 8 dixièmes du podium… Beaucoup de regrets sur le coup et désormais c’est cette 4ème place qui me motive pour un jour je l’espère monter sur un podium international.

 

En ce début de nouvelle saison et avec les Championnats du Monde cet été, peux-tu nous parler de tes objectifs ?

Avec mon opération cette année mes objectifs  ont dû être revus à la baisse pour le moment. En effet je reprends tout juste les entrainements et pour l’instant je nage uniquement en natation. Je veux être sélectionné en équipe de France et participer aux Championnats du Monde cet été et me glisser le plus haut possible dans le classement.  Je ferai ce qu’il faut pour retrouver mon meilleur niveau en sachant que cette saison va certainement être assez difficile.

 

Tu as été récemment opéré de la cheville. Comment s’est passée l’opération et comment se passe la convalescence ?

Oui,  j’ai été opéré des ligaments externes de la cheville suite à une grosse entorse faite il y a 5 ans et mal soignée. Avec la pratique de la palme mes ligaments ont beaucoup souffert et étaient complètement distendus avant l’opération. Les 4 premières semaines qui ont suivi l’opération ont été très difficiles.  Aujourd’hui la convalescence se passe bien, je vais toujours 4 fois par semaine dans un centre de rééducation et j’espère pouvoir remettre la palme plate d’ici mi-mars.

 

Depuis que tu as commencé la palme, quels sont ton meilleur et ton pire souvenir ?

Le jour où je suis passé pour la première fois sous les 3’00 au 400is (2’58 Championnat de France 2006 à Mennecy) et mon Record de France a Kazan au 400is en étant le premier français à nager sous les 2’50 sont mes meilleurs souvenirs.

Mon pire souvenir, ma 4ème place à Kazan au 400is.

 

Comment vois-tu la palme en France ? Dans le monde ?

Je trouve qu’en France la palme manque cruellement de médiatisation et je trouve dommage que la Commission Nationale ne travaille pas plus sur la communication auprès des différents médias pour promouvoir notre discipline.

Je pense qu’en France nous avons de bons nageurs mais nous manquons de structures et de moyens qui pourraient nous permettre de rivaliser au mieux avec les meilleurs nageurs internationaux.

Pour ce qui est de la palme dans le monde, pour en avoir discuté avec certains nageurs internationaux je pense que les modèles Allemand, Italien ou encore Colombien font école.

 

Que dirais-tu aux jeunes qui débutent ou aux autres nageurs que tu croises lors des différentes compétitions ?

Je leur dirai de croire en leurs objectifs, de toujours faire le maximum pour ne rien avoir à regretter et si un jour ils ont l’opportunité d’intégrer une structure comme le Pôle France qui leur permettrai de concilier Sport de Haut Niveau et études qu’ils le fassent car c’est une expérience vraiment très enrichissante.

 

Un petit mot à ajouter ?

Je tiens à remercier mes différents entraineurs et notamment les Frères RIOU Manu et Fred grâce à qui je suis là aujourd’hui ainsi qu’Erven MORICE qui m’a énormément apporté la saison dernière. Merci également aux nageurs comme Max , Nico et Erven qui ont su me motiver et me booster quand il le fallait.

Enfin, merci à toi Léa de faire vivre le site de Cyril et merci pour tes questions. Je te souhaite une bonne saison ! Bises

 

Merci pour tes réponses et bonne saison à toi aussi

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:56

Mauricio.pngMauricio a réalisé la seconde meilleure performance de l'année, l'année dernière, sur 50SF (15''87). Il arrive dans quelques jours en France. Portrait...

 

france-drapeau.jpgSalut Mauricio,

Tout d'abord, peux-tu nous en dire plus sur toi ? D'où viens-tu ? Dans quelle équipe évolues-tu ? Que fais-tu en dehors de la Nage avec Palme?

Je suis né à Cali, en Colombie, j'ai nagé toute ma vie pour le club des Sharks de la Valle, la région dont je viens. Je commence mon dernier semestre d'ingénierie industrielle, à l'université ICESI, et cette année je vivrai à Paris. 

 

Comment as-tu connu la NAP et à quel âge as-tu commencé ? 

Tout a commencé grâce à mes parents. Depuis que j'étais tout petit.,ils ont fait grandir mon amour pour la nage avec palme. Parce que je n'ai jamais commencé par la natation classic, en compétition, ça a toujours été la nage avec palme. J'avais 5ans, je crois.

 

Tu es étudiant. Comment gères-tu tes études et ta carrière de nageur ?

C'est vraiment dur, mais c'est juste une question d'organisation de ton temps et des sacrifices à faire. Je ne pense vraiment pas que l'on doive quitter tous ses projets en tant que nageur à cause de l'université. 

 

Tu as réalisé la 2ème meilleure performance mondiale 2010 sur 50SF pendant Medellin [n.d.l.r. 1ers jeux FEDECAS]. Peux-tu nous en dire plus sur cette course ? T'attendais-tu à nager si vite ?

J'étais très heureux pour cette course parce que depuis 2007, je n'ai pas pu en faire et son mon premier en 15''. J'espère que cette saison je pourrai l'améliorer pendant les Championnats du Monde. C'est un vrai challenge pour moi.

 

Et pour tes autres courses de Medellin ?

Je pensais tout le temps aux 50m. J'adore le sprint et je profite de tous les cm, chaque mouvement durant cette distance.Ce n'est que donner le meilleur de toi pendant ces 15 seconds. Pour les autres courses, je m'attendais à pire mais ça a été.

 

Les prochains Jeux CMAS auront lieu en Colombie. Quels sont tes objectifs pour la saison et cette compétition en particulier ?

Comme tous les athlètes, devenir Champion du Monde. Je vais m'entrainer très dur pour atteindre ce but, et ce sera dans mon pays alors… Je vais devoir donner le meilleur de moi-même.

 

Et concernant tes entrainements, combien de fois par jour/semaine t'entraines-tu ? Fais-tu autre chose en dehors des entrainements en piscine ?

Je m'entraine généralement 2 fois par jour, du lundi au vendredi, et le samedi matin. A l'université, je joue au footsal (foot en salle) , et un peu de basketball mais juste 2 fois par semaine quand il n'y a pas de compétition importante de programmée.

 

Quels est ton meilleur souvenir en NAP ? Quel est ton pire souvenir ?

Sans aucun doute, les Championnats du Monde en Corée quand je suis devenu le premier Champion du Monde Colombien.  Ce n'est pas grand chose dans certains pays,mais en Colombie il y a beaucoup de talents, et jusqu'à ce moment nous n'étions qu'une autre équipe de nageurs avec palme parmi d'autres. Je suis vraiment fier de ça et ces dernières années les résultats des équipes Colombiennes ont été excellents.

 

Que penses-tu de la NAP dans ton pays ? En France ? Dans le monde ? Pour toi, que pourrait-on faire pour promouvoir la NAP ?

La NAP est un sport magnifique qui devrait être promu et enseigné dès l'enfance, en faisant un travail complet auprès des jeunes enfants. Parce que c'est le meilleur moyen d'avoir de grands champions et d'améliorer le niveau de notre sport. Ici en Colombie,il y a beaucoup de nageurs talentueux, mais pas assez d'aide du gouvernement. Concernant la France, je peux juste dire qu'il y a de grands nageurs et j'espère que cette année je pourrai en apprendre plus sur la palme en France.

 

Veux-tu ajouter quelque chose ?

Juste que j'espère que tout le monde pourra venir aux Jeux CMAS. La Colombie est un pays fantastique, et vous adorerez venir nous voir. Le seul problème est que peut-être vous voudrez y rester.  

 

Merci pour tes réponses et bonne chance!


 

franglais.jpgHello Mauricio,

First, could you tell us more about yourself? Where do you come from? What is your team? What did you do besides Finswimming?

I was born in Cali Colombia, all my life swimming for the club sharks from Valle the region where I come from. I am on my last semester of industrial engineering, at the ICESI University, this year i will be living in Paris. 

 

How did you discover finswimming and how old were you? 

The whole thing started because of my parents, since I was a little kid they make grow the love for the Finswimming, cause I didn´t started with classic swimming competitions, It was always Finswimming. I was 5 years old I think.

 

You are a student. How do you manage your study and your finswimmer’s career?

It´s really hard, but is just a matter of organize your time and always make some sacrifices. I really don’t think that you have to quit, all of your projects as a finswimmer, because of the university. 

 

You made the second 2010 world best performance on the 50SF during Medellin [n.d.l.r. 1ers jeux FEDECAS]. Can you tell us more about this race? Did you expect to swim that fast?

I was really happy about that race because since 2007 I couldn´t make one And it´s my firs 15, I hope this year I can make it better in the world championship that is the real challenge to me.

 

And what about the other races you swam during Medellin?

I was thinking all the time in the 50´s I love sprint and I really enjoy every cm, every kick in that distance. It´s just give all of you in those 15 seconds. The other races I was expecting worst time, but it was ok.

 

The next CMAS Games will take place in Colombia. Which are your targets for this season and this particular competition?

As all finswimmer become world champion. I will be training really hard to reach the goal, and it´s in my country so… I will have to give the best of me.

 

And about your trainings, how many times a day/week do you swim? Do you do something else besides swimming?

I usually make the trainings twice a day, from Monday to Friday and the Saturday in the morning, at the university I practice futsal , and some basketball but just twice a week when there is not an important competition  scheduled.

 

What is your best memory in finswimming? What is your worst?

Whit out doubt the world junior championship in Korea where I became the first world champion from Colombia,  is not a big deal for other countries but in Colombia there is a lot of talent, and until that moment we were just another team of finswimmer. I am really proud of that and in the last years the results of the Colombian teams have been excellent.

 

What do you think about finswimming in your country? In France? In the World? In your opinion, what could be done to promote Finswimming?

The Finswimming is a beautiful sport that should be promoted, and inculcated in the children’s, making a whole process with little child’s, because that´s the best way to have great champions and improve the level of the sport. Here in Colombia there is a lot of talent but not enough help from the government. About France I just can say that have great finswimmer and I hope this year I could learn more about it.

 

Anything else to say?

Just hope everyone could come to the CMAs games Colombia is an amazing country, and you will love to visit us, the only problem is maybe you would love to stay.  

 

Thank you for your answers and good luck

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 11:36

En ce début d'année, je vous propose un nouveau portrait : celui de Maxime Bergeron, nageur qui réconcilie piscine et longue distance, membre de l'équipe de France LD 2010 et membre du pôle France cette saison.

 

af_max.jpg

 

Salut Maxime,

Pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi ? Que fais-tu dans la vie ? Comment as-tu commencé la NAP ? Pour quel club nages-tu ?

Bonjour Léa, bonjour à tous,

J’ai 24 ans et je pratique la nage avec palmes depuis l’âge de 10ans. J’ai commencé à nager très jeune en natation et à 10ans j’ai voulu m’inscrire dans un club de plongée mais l’âge minimum requis étant de 12ans, on m’a orienté vers la section nage avec palme du club. J’ai tout de suite accroché et après une saison à concilier en parallèle nap et natation, je me suis concentré sur la nap. Plus de sensations, plus de plaisir dans l’eau et plus de potentiel surtout.

Coté études, je viens de terminer en Juin 2010 un Master en Energie renouvelable et depuis la rentrée de septembre, je recherche un emploi qui me permettrait de concilier sport de haut niveau et travail. Pas toujours évident…

 

Tu es arrivé cette saison au Pôle France ? Peux-tu nous parler de ta vie sur Antibes ? Qu’est ce que cela a changé dans ta façon de t’entrainer ?

Je suis en effet au pôle France depuis la rentrée. J’ai pris la décision de rejoindre le pôle en fin de saison dernière. La première raison de ce changement est d’ordre sportif, je pense nager encore 1  ou 2 ans et avant de mettre un terme à ma carrière, je voulais essayer d’intégrer une structure me permettant de m’entrainer à haut niveau (bassin de 50m, salle de musculation, horaires aménagés). La seconde raison est d’ordre professionnel, si je trouve du travail, il sera plus facile de m’entrainer que si j’étais dans mon club.

Pour le moment, la vie à Antibes se passe très  bien, la structure et la géographie font du pôle France d’Antibes un lieu d’entrainement idéal.

 

On te voit depuis plusieurs années en équipe de France et tu as participé à des championnats internationaux en piscine comme en LD. Peux-tu nous parler de ton expérience ? Quel milieu préfères-tu ?...

Je suis en effet en équipe de France depuis  2002 avec l’équipe Junior. C’est cette expérience du haut niveau qui me plait tant. Chaque année pouvoir voyager, côtoyer d’autres cultures et voir ce qui se fait de mieux dans notre sport.

Je fais partie des nageurs nageant en piscine comme en longue distance. Mon milieu de prédilection reste la piscine car la recherche de la performance chronométrique est permanente et c’est ce qui me plait.

La longue distance, c’est d’autres sensations et c’est surtout un relais. Nager un relais a toujours été d’une grande émulation pour moi.  C’est avec ce relais d’ailleurs que nous sommes devenus vice champion d’Europe en 2008 et c’est pour ça sans doute que je suis tant attaché à ce relais.

 

Tu as participé cet été aux Championnats d’Europe à Kazan (RUS). Comment ce sont passés tes championnats ?

Pour ma part, les championnats de Kazan n’ont pas été une grande réussite. Premièrement, j’avais axé ma saison principalement sur la piscine. J’ai réalisé une de mes meilleures saisons mais pas assez pour me qualifier. Coté longue distance,  j’étais sélectionné pour le relais 4x3km.

La longue distance est directement dépendante des conditions météo et on peut dire que à Kazan, nous avons été gâté. Une température extérieure proche des 50°C et celle de l’eau dépassait les 30°C. Autant dire que c’était une véritable catastrophe, des distances ont été raccourcies, et de nombreux malaises ont eu lieu. Personne n’était préparé à une telle chaleur !

 

En ce début de nouvelle saison et avec les Championnats du Monde en Colombie fin août, peux-tu nous parler de tes objectifs ?

Cette année mes objectifs sont tout d’abord de me qualifier pour la Colombie, en piscine et en longue distance avec le relais 4x3km.  Pour la piscine, il est encore un peu tôt mais pour la longue distance, accroché un podium avec le relais reste notre objectif comme chaque année. Cette année la concurrence risque d’être rude car nous sommes 5,6 bons nageurs pour seulement 4 places !

 

Depuis que tu as commencé la palme, quels sont ton meilleur et ton pire souvenir ?

En 15 ans de palme, mes meilleurs souvenirs sont pour le moment ma finale A sur 1500sf aux championnats d’Europe à San Marin en 2005 et mon titre de vice champion d’Europe en 2008 avec le relais 4x3km. (J’espère qu’il y en aura de nouveaux d’ici la fin de l’année)

Pour les pires, il y notre 4ème place en relais aux championnats du Monde à La Ciotat en 2005. C’était très dur car ça s’est joué sur fil et nous étions en France, beaucoup de gens étaient là pour nous supporter.  Il y a également ma non sélection en équipe piscine en 2010, mais la motivation  pour cette année s’en trouve décuplée.

 

Comment vois-tu la palme en France ? Dans le monde ?

Aujourd’hui, la palme en France me paraît vieillissante. C’est pourtant une discipline au potentiel énorme. Les championnats régionaux et nationaux ne ressemblent plus aux grands rassemblements que j’ai connus étant junior et c’est bien dommage.

Je pense qu’un gros effort est à faire au niveau de la communication, auprès des médias notamment.

Pour ce qui est de l’étranger, nous voyons des pays qui arrivent ou redeviennent au premier plan comme l’Allemagne et la Colombie et je trouve ça très bon pour le niveau mondial. Ce n’est pas bon d’avoir une ou deux nations qui dominent tout. Je pense d’ailleurs que les prochains championnats du Monde en Colombie seront la place de nombreuses belles performances, françaises comprises, je l’espère.

 

Que dirais-tu aux jeunes qui débutent ou aux autres nageurs que tu croises lors des différentes compétitions ?

Je leur dirais tout d’abord de persévérer et de se battre pour leurs objectifs quels qu’ils soient. Certes notre sport n’est pas médiatisé et offre peu de reconnaissance mais l’amour de notre sport est plus important que tout cela.

Enfin, pour les jeunes, je leur dirais de ne jamais oublier que la palme reste un sport. Il est important de préparer sa vie future et professionnelle et donc de ne pas tout lâcher pour la palme.

 

Un petit mot à ajouter ?

Je remercie All Finswimming et toi Léa pour m’avoir proposé cette interview. C’est bien que tu es repris le site de Cyril afin que notre sport conserve une interface internet digne de ce nom et je pèse mes mots.

Bonne saison à toutes et à tous, à bientôt.

Maxime

Merci pour tes réponses et bonne saison

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 18:15

 

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Beaucoup d'entre vous connaissent déjà Camille. Et pour ceux pour qui ce n'est pas le cas, voilà une petite interview qui vous la prèsentera.

 

Salut Camille,

Pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi ? Que fais-tu dans la vie ? Comment as-tu commencé la NAP ? Pour quel club nages-tu ?

Alors je m’appelle Camille, j’ai  20ans , je vis actuellement  à Antibes où je fais mes études. Je passe mon BEESAN ce qui va me permettre de faire maître-nageur et  de pouvoir entraîner dans un club! J’ai commencé la NAP à l’âge de 7ans , j’ai découvert ce sport grace à un maître-nageur qui était également  entraineur de NAP lors des sorties à la piscine avec les écoles primaires, il a remarqué que j’étais à l’aise avec l’eau  et m'a donc proposé d’essayer , la 1ère fois que j’ai  essayé une monopalme c’était à la mer . J’ai de suite accroché avec les sensations que ce sport apporte! Je nage depuis 3ans pour le club d’Antibes le Spondyle avec Cyril Chatelet  mon  entraineur , mais mon club formateur et  le CCNP (Club Ciotaden de Nage avec Palme). J’ai  nagé durant plus de 10ans à la Ciotat.

 

Tu as été blessée grièvement au cours de la saison 2007-2008. Comment as-tu géré ça ? Comment cette blessure à influer sur la suite de ta carrière ?

Oui, c’est ça le 22mars exactement ( la veille de mes 18ans ça m'a marqué!)  lors de la coupe de France des clubs à Istres,  j’ai eu  fracture des cervicales donc 6mois d’arrêt.  Cela n’a pas était facile pour moi car c’était ma 1ère année sénior et mes objectifs étaient donc la sélection  en  équipe de France j’ai donc vu ma saison  gachée et mes objectifs tomber à l’eau. Le plus dur était que j’étais au Pôle France à cette époque et  donc un sport étude. Je voyais donc tous mes camarades nager et  parler sans cesse de sport alors que moi  je ne pouvais rien faire … J’ai donc eu du mal à le supporter au  début puis je me suis faite à l’idée et  je me suis consacrée  à mes études puisque c’était l’année de mon  BAC. Et puis il ne faut pas oublier que j’avais le soutien de ma famille et  de mes amis et de mon entraineur .

Je pense que cette blessure m'a rendu  plus forte mentalement , car  j’ai  vu une saison  s’écouler, des objectifs s’envoler j’ai donc pris une revanche cette année la!!! Lorsque j’ai un petit coup de mou je repense toujours à cette saison gachée pour me remotiver et  me dire "aller, tu ne vas pas en  gacher une autre!"

 

Tu as participé cet été aux Championnats d’Europe à Kazan (RUS). Peux-tu nous parler de cette première expérience en équipe «Sénior» ?

Alors oui,  ma 1ère sélection  en  équipe Senior je me suis qualifiée sur le 100 et  400 immersion, cette 1ère expérience a été très bien sur le plan sportif. J’ai  de bon résultats en  améliorant mes temps personnels et  en  participant à une finale internationale chez les sénior donc les objectifs ont été atteints . Puis le fait de pouvoir voir du haut niveau  comme ça, c’est super bien, ça nous permet  d’apprendre encore plus!

 

En ce début de nouvelle saison et avec les Championnats du Monde en Colombie fin août, peux-tu nous parler de tes objectifs ?

Mes objectifs cette saison sont donc de me qualifier en équipe de France, d’améliorer bien entendu  mes temps personnels et plus précisément pour les championnats essayer d’approcher un maximum d'une finale mondiale serait vraiment très bien  pour moi!

 

Depuis que tu as commencé la palme, quels sont ton meilleur et ton pire souvenir ?

Ben  le pire souvenir est  donc cette accident  en  2008 qui a «ruiné» ma saison, et  mon meilleur souvenir il y en  a plusieurs quand même mais je pense que c’est lorsque j’ai fait ma médaille au championnat d’Europe Junior en  Pologne en  2007, Vice championne d’Europe sur le 100is .

 

Comment vois-tu la palme en France ? Dans le monde ?

Oula! alors la palme en France, c’est moyen. Beaucoup de personnes critiquent ce sport plutôt que de le valoriser , mais cela dit des efforts sont fait lorsque l’on voit des reportages qui passent à la télé!! Dans le monde, j’ai  l’impression  que la NAP est  plus médiatisée et  prise plus au sérieux qu’en  France.

 

Que dirais-tu aux jeunes qui débutent ou aux autres nageurs que tu croises lors des différentes compétitions ?

Je leur dis avant tout qu’il faut nager pour le plaisir et  non  pas par obligation, puis d’être sérieux, rigoureux et motivé et les résultats seront là!!! Et aussi que c’est  de ses échecs, erreurs que l’on apprend le plus!

 

Un petit mot à ajouter ?

Je trouve très bien  que tu  ais repris le site de Cyril en  main  durant son  absence et  merci à toi  pour cette interview, c’est gentil d'avoir pensé à moi.

A bientôt au bord des bassins [Symbole]

 

Merci pour tes réponses et bonne saison

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:55

1938866880Aujourd´hui une interview un peu hors du commun. Voici l'interview de Jacques Tuset, nageur (classique) spécialiste de la nage en eau libre et du sauvetage côtier. C´est la diversité  de son expérience en milieu naturel qui m´a poussé à l´interviewer pour All Finswimming.

En 2002 il traverse la manche et reçoit le trophée Van Hooren (nageur ayant réussi dans les plus mauvaises conditions !). Il a également été le 1er français à traverser le Detroit de Gibraltar en 2004. Enfin en 2005, Jacques s´illustre en NAP puisqu´il finit 2ème aux championnats de France de longue distance sur le 20km. Jacques est licencié à la Palme sétoise.

A noter que Jacques a également un blog http://waterplouf.midiblogs.com/ et un site officiel http://jacques.tuset.free.fr/ que je vous incite à visiter.

Photo @ http://waterplouf.midiblogs.com/

 

AF : Salut Jacques. Peux-tu tout d'abord te présenter ? Comment as-tu commencé la NAP ?

Bonjour, j’ai 47 ans, je travaille à la SNCF et j’habite à Montpellier. Je suis président d’un club de sauvetage à Montpellier (Aqualove Sauvetage ; 2ème club français en 2010). Je nage en natation au Club de Montpellier (MANUC) et en palmes avec le club de la Palme Sétoise (LPS).

J’ai participé à ma première épreuve d’eau libre (sans palmes) en 1972 et depuis j’ai effectué plus de 300 épreuves en milieu naturel (eau libre, palmes ou sauvetage)

J’ai débuté la NAP en 2002. Dans le but de préparer le projet de traverser la Manche (en maillot) je décide de m’inscrire aux 3 heures de la traversée de Sète. Elle se situe au bon moment dans ma préparation annuelle. Pour cela, je me licencie en début d’année au club de Pessac (Gironde) où mon ami François qui prépare également la Manche est inscrit. J´ai alors effectué cette traversée en maillot car la température était de 14,5 C et avec mes 2 petites palmes de type « Zoomer ».

 

AF : Tu pratiques également d´autres disciplines. Qu´aimes-tu dans la NAP que tu ne trouves déjà dans la natation ou le sauvetage?

Après cette expérience, je décide d’ouvrir mon champ d’épreuves de longue distance et me lance dans la nage avec palmes. La natation en eau libre (en maillot) ne se pratique généralement que de juin à septembre. L’avantage de la nage avec palmes c’est qu’il est possible de nager en milieu naturel toute l’année. En plus le fait de nager avec des bi-palmes me permet de garder mes sensations de nageur tout restant en dehors de l’espace banalisé des piscines généralement bondées l’hiver. C’était donc un complément pour un passionné de nage en milieu naturel.

 

AF : De combien d'heures par semaine est composé ton entraînement ? Quand et comment commences-tu une préparation spécifique au milieu naturel ?

Dire combien je nage par semaine, ne correspondrait pas à ce que l’on attend d’un jeune nageur.

J’ai un passif qui me permet de m’entraîner moins qu’un débutant. Je ne nage que 3 fois par semaine (1h30) l’hiver et à l’approche d’un marathon 5 fois par semaine (là, la durée varie en fonction de l’objectif et de l’entraînement programmé).

J’ai la chance d’habiter à côté de la mer et mon bassin d’entraînement est la méditerranée. Toute l’année j’essaie de faire des sorties en milieu naturel. L’hiver au moins une à deux fois dans le mois. Mais à partir d’avril, c’est une sortie par semaine. En nage libre, comme nous nageons en maillot de bain, il faut s’accoutumer à l’eau froide (La Manche fait 15°C) ce que je fais progressivement.

A force de persévérance, en Avril, je suis capable de nager plus de 6 heures dans une eau à 15°C.

 

AF : A quoi ressemble ton repas avant une traversée de 12 heures ou plus ? Quels types de ravitaillement privilégies-tu pendant la course?

En ce qui me concerne, j’ai pris 10kg pour la Manche. Ce qui suit n’est pas à prendre en exemple mais pour moi cela convenait très bien. Mon régime d’avant Manche se résume en grande partie : « Chips, camembert, pate à tartiner au chocolat noisettes » Un régime à faire bondir tout bon diététicien. Mais quand on veut faire la Manche ou nager en eau froide, c’est du gras qu’il faut prendre et non du muscle. La semaine qui précède correspond généralement au même repas que tout sportif d’endurance. Une accumulation de sucre lent.

Un ravitaillement rapide et bien planifié pendant l’épreuve peut faire la différence à l’arrivée. Pour ma part, je prends un ravitaillement toutes les 30mn pendant les 3 premières heures puis je passe à un ravitaillement toutes les 20mn les trois heures suivantes. Ensuite c’est toutes les 15 minutes que je m’arrête pour me ravitailler. L’essentiel de mon ravitaillement est à base de produits énergétiques que l’on trouve en commerce. Je privilégie des produits à dominante sucres lents (Maltose) par rapport aux sucres rapides (fructose). Il faut toujours essayer son ravitaillement lors des entraînements pour voir si on le supporte. La digestion se faisant au bout de trois heures, il faut le tester sur des entraînement supérieurs à 3 heures. Les ravitaillements varient en fonction du goût des nageurs. Pour ma part, ma boisson énergétique que je supporte est à la menthe et en guise de repas je prends une boisson chocolatée riche en protéine.

 

AF : Tu as traversé la Manche dans de très mauvaises conditions. Peux-tu décrire en quoi cela t´a usé psychologiquement et physiquement et comment tu es arrivé à y faire face ?

Le premier cap à passer a été celui des 5 - 6 heures, j´ai souffert de nausées et du froid, j´étais en plus en phase de digestion des premiers ravitaillements. J´ai été obligé d’en sauter quelques uns pour éviter de charger mon ventre. C’était un passage obligé et il a fallu se dire mentalement que cela devait passer et effectivement cela a été le cas.

Le deuxième passage où mentalement j’en ai pris un coup c’est lorsque qu’au bout de 7heures j´ai vu les ferries qui continuaient à se croiser près de moi et du mauvais côté par rapport à l’endroit où je devais me situer à cet instant de la traversée. Je ne distinguais toujours pas les côtes françaises.  Mon accompagnateur à cet instant a su m´aider à positiver la situation et m’encourager, à réaliser que c’était maintenant qu’il ne fallait pas craquer. Mentalement, j´ai alors su que je ne nagerai jamais en moins de 10 heures. A partir de ce moment, l’objectif était donc de tourner les bras jusqu’à la terre ferme. Tant pis pour le chrono. Tant que physiquement cela tournait, je continuais à nager…

La Manche a mis sur mon chemin tout ce qu’elle pouvait m’offrir lors de ces 33 kms, et après 12h40 de lutte contre les vagues, le vent, les marées, les méduses, les ferries, le mazout et le froid, j’ai touché enfin le sol français. Mon objectif de battre le record français que je m’étais fixé avant le départ n'a pas été atteint mais vu les conditions météorologiques que j’ai dû affronter, c'était de toute manière irréalisable. Tout ceux qui sont partis le même jour que moi ont abandonné. Selon moi, pour réussir un tel défi, il faut compter 75% de mental et 25% de physique.

 

AF : Cette année, tu as accompagné Philippe Croizon dans sa préparation de la traversée de la manche. Ton expérience de la nage avec palmes lui a t´elle été bénéfique ?

Philippe a mis deux ans pour se préparer, il est parti de zéro. Son entraîneur Valérie Carbonel a fait un très gros boulot avec lui. Pour ma part je n’ai apporté que quelques conseils liés à mon expérience. Nous avons fait quelques réglages en mars lorsqu’il est venu me voir. Entre autre sur sa façon de nager et d’utiliser ses palmes. D’autre part avec son handicap et la durée de l’effort, ses palmes étaient trop rigides. Pour un tel effort, je lui ai conseillé d´opter pour des palmes souples.

J’ai ensuite vécu avec Philippe de grands moments au court du séjour en Angleterre et sa traversée fut une grande aventure. La dernière heure de sa traversée restera un moment inoubliable pour moi et pour lui, puisque je l´ai rejoint dans l´eau afin de le guider pour passer la dernière barrière de courant à temps.

 

AF : Que conseillerais-tu à un nageur voulant se tenter pour la première fois dans une épreuve de longue distance en milieu naturel (en général, puis plus particulièrement en NAP)?

Déjà qu’il le fasse pour se faire plaisir et que ce soit lui qui prenne l’initiative. Après petit à petit il prendra de l’expérience au fur et à mesure des courses.

Si j’ai un conseil important à donner lorsque l’on se lance en longue distance (avec ou sans palmes) c’est le repérage. Rien ne sert de nager vite, si on prend une mauvaise trajectoire, la victoire peut facilement nous échapper. Il est difficile de repérer une bouée en pleine mer. Une mouette sur l’eau peut être confondue avec une bouée. Il est donc nécessaire de visualiser à l’avance le parcours et de prendre comme repère des éléments fixes faciles à voir, assez hauts et distincts de loin (tour, cheminée d’usine, pic rocheux…), sur les berges ou les rivages. Un conseil qui a son importance, lorsque la mer est agitée, il faut toujours chercher ces repères lorsque l’on est sur la cime de la vague. Dans le creux, on lève la tête pour rien.

 

AF : Quelle est ta compétition de NAP favorite ?

Bien entendu, ma compétition favorite de NAP restera celle des 3 heures de Sète. Elle a lieu le dernier week-end d’avril. Il y en a pour tout le monde, du novice au confirmé. Plusieurs distances sont proposées (1500, 3000, 6000 et 3h). Et en plus vous êtes accueillis par un passionné de nage avec palmes : Jean-Marie Briard.

 

AF : Quel est ton meilleur souvenir de traversée et/ou de NAP?

Mon meilleur souvenir a lieu à Hawaii en 1999 lors d’une course de 3km. Nous plongeons dans l’eau tempérée et bleue turquoise de Waikiki pour le départ. Je nage au côté d’une nageuse Fidjienne quand tout à coup, après avoir parcouru un kilomètre, un groupe de dauphins se met à nous encadrer et nager avec nous ! Nous parcourons ainsi plus de 300 m en nageant en parfaite harmonie avec les cétacés. La fille qui nous accompagne en kayak pour la sécurité nous fait des signes pour nous dire que c’est génial. Arrivés à la bouée de contournement, il nous faut tourner et nos chemins se séparent. Ce très court instant qui dura un peu plus de 5mn fût un moment merveilleux où la compétition passa au second plan. Pendant le retour vers la ligne d’arrivée, j’espère revivre ce moment magique et, à défaut de dauphins, je peux admirer des raies et des tortues de mer qui évoluent à mi-profondeur. A l’arrivée, mon classement importe peu, la seule chose qui m’intéresse, c’est de raconter tout cela à ma femme qui m’attend et m’encourage sur le sable fin.

 

AF : Et quel est le plus mauvais?

Après avoir participé à la traversée de Sète avec palmes en 2002, je décide de m’inscrire au club de La Palme Sétoise. Là, le président Jean Marie, nous a fourni des bi palmes appropriées à ce genre de discipline ainsi qu’un tuba frontal. Je mets donc mes « Zoomers » de ma première traversée de Sète au placard et j’ai une semaine pour faire des essais avec mon nouveau matériel, car nous nous sommes inscrits à la traversée de 20km dans le lac du Bourget. Pour ce qui est des palmes, pas trop de difficultés, mais pour ce qui est du tuba ce n’est pas évident et je ressorts de l’eau avec les sinus remplis d’eau. Je pars vers le Bourget après avoir pris soin de m’acheter un pince nez et en me disant que normalement tout doit bien se passer.

Après avoir effectué la traversée avec ce nouveau matériel, je termine 2ème de cette épreuve et assez content pour ce premier essai.

La grosse surprise va être en enlevant mes palmes. Mes pieds sont en sang et c’est assez horrible à voir. Que c’est-il passé ? Là j’apprends que j’aurais du mettre des chaussons ou de la graisse pour me protéger. D’accord, mais c’est un peu tard pour me donner l’info ! ! ! Je vais avoir du mal à marcher pendant 15 jours. En tous les cas cela m’a servi de leçon et je mets maintenant des chaussons, un bandage ET de la graisse. Malgré tout, lorsque j’enlève mes palmes, j’ai toujours une appréhension de voir ce que je vais découvrir.

 

AF : Maintenant, quels sont tes objectifs pour la saison à venir (toutes disciplines confondues)?

Mon objectif est de participer au moins une fois à tous les marathons et raids en Europe. Le raid programmé pour 2011 est de relier Jersey à la France sur une distance de 26km. J’ai prévu également des marathons en Grèce, Italie et dans les pays de l’est.

 

LBO : A noter que depuis cette interview, Jacques projette de se lancer sur l’« Ocean 7 », l´équivalent en nage des 7 sommets des alpinistes (http://www.10kswim.com/oceansSeven.html)

 

AF : Que penses-tu de l'avenir de la NAP  en France et dans le monde ?

Pour ma part, je suis déçu que le 20km soit passé à 15km.

Sans palmes, la plus longue distance d’un championnat de France est le 25km. Je pense qu’en palme 20km est un minimum.

D’autre part je croise de plus en plus de nageurs en bi-palmes, cela aurait été bien de faire un classement à part. Il s’agit de deux styles de nage différents et cela augmenterait peut être le nombre de participants et de licenciés. Tout le monde ne peut pas nager en mono. Pour ma part j’ai une jambe plus longue et donc cela m’entraîne des douleurs au dos. Je pense qu’il y a une réflexion à avoir sur le sujet…

 

AF : Veux-tu ajouter quelque chose pour conclure cette interview ?

Mon grand regret en nage avec palmes, c’est que l’épreuve des 100km de la Loire n’existe plus. Si quelqu’un voulait bien la relancer, je suis partant…

 

AF : Merci Jacques pour tes réponses et bonne continuation.

 

Interview par Leila Bonichon

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Published by Leila - dans Interviews
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:32

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Pour vous faire patienter un peu en attendant l'article sur la finale de la Coupe du Monde d'Aix en Provence, voici l'interview de Sandra Pilz (en français et en allemand), réalisé par Leila Bonichon.

 

Sandra est membre de l'équipe nationale d´Allemagne et une nageuse actuelle du SC DHfK Leipzig. Sandra est devenue  championne d´Europe en titre du 400 et 800 IS, et Médaille de Bronze au relais 4x3km aux championnats d´Europe de Kazan.


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Salut Sandra. Peux-tu tout d'abord te présenter ? Comment as-tu commencé la NAP ?


Salut, je suis Sandra Pilz, j'ai 30 ans et je viens de Leipzig. C´est là-bas que je m´entraîne, au SC DHfK. Je suis fonctionnaire de police depuis plus de 10 ans au sein de la police fédérale.

J´ai commencé à 4 ans la nage classique mais je n´étais pas assez talentueuse et assez vite je n´ai plus eu envie. Ensuite en 1991, après 2 ans de pause, et sous la pression de mes parents, j´ai commencé la NAP. Parce que je devais absolument refaire du sport.

 

De combien d'heures par semaine est composé ton entraînement? Tu es active professionnellement, comment arrives tu à t´organiser ?


Et bien, j´arrive toujours à m´entraîner 2 heures par jour. Parfois je dois m´entraîner avant le travail mais la plupart du temps le soir après le travail. Quand je n´arrive pas à m´entraîner, à cause des mon emploi du temps professionnel, alors je dois m´y coller le dimanche pour rattraper l´entraînement que j´ai raté. Cela arrive que je sois plusieurs jours en déplacement pour une mission. Alors j´essai  d´en faire le plus possible à sec en pratiquant entre autres la course à pied ou la musculation. Les jours où je ne dois par travailler, je rattrape le plus possible les km manqués dans l´eau.

  

Ton club est très actif et performant dans notre discipline. Sais tu comment et quand la palme s´est développée au SC DHfK? Quels sont les moyens (créneaux, soutien…) dont vous disposez aujourd´hui à Leipzig et plus généralement en Allemagne pour aider à pratiquer et à médiatisation la NAP ?


Et Bien exactement je ne peux pas dire depuis quand la NAP est exercée. Notre entraîneur Lutz Riemann a travaillé dans notre club avant de devenir entraîneur national. Depuis que je fais de la NAP, le SC DHfK existe. Donc depuis 1991. A l´époque nous venions en stage à Leipzig avec mon club d´origine.

Nous avons des entraînements 3 fois par jours d´1,5 heures. Nous avons au moins 1 ligne à notre disposition. Mais la plupart du temps nous nous entraînons sur 2 lignes. Une fois par an nous organisons un stage pour les débutants lors duquel nous filmons et analysons la technique des nageurs. C´est aussi une possibilité que nous avons à Leipzig. Comme nous sommes « Bundestützpunkt » (LB : centre fédéral/national, équivalent de notre CREPS en France, endroit recevant un soutient spécial de la fédération et de l´état), aussi des nageurs d´autres clubs s´entrainent avec nous et les lignes sont financées en partie par notre fédération, la VDST (Verband Deutscher Sporttaucher). Mais comme dans les autres clubs, nous sommes dépendants de subventions d´autres sponsors. Mais aussi du fait de la participation financière personnelle des sportifs lors des compétitions, les clubs peuvent mettre plus d´argent dans les relations publiques. A Leipzig nous sommes, en tant que nageurs avec palme, relativement connus et les entraîneurs ont une bonne relation avec la presse. De cette façon nous sommes présents à Leipzig lors des grosses compétitions. Lors de grosses compétitions comme les championnats d´Allemagne ou la coupe du Monde l´année prochaine, nous essayons de faire de la publicité auparavant. Cette année il y eu une séance photo avec les « stars » du club et des affiches ont été suspendues dans la ville. Les compétitions ont été retransmises en direct et commentés par des anciens. Même la télévision locale a présenté des sujets sur les championnats au préalable.

 

Nous l´avons vu à Kazan, tu nages aussi bien en piscine qu´en longue distance, quelle sont tes distances favorites et pourquoi?


C´est une question difficile. Comme cette année j´ai mis les distance en IS à mon programme et j´y ai gagné mes titres, je devrais dire que le 400 et 800 IS sont mes distances préférées. Mais je me suis entraînée spécialement pour le 200 et 400 SF. Ils se sont également super bien passés et je me serais peut-être encore plus réjoui d´une médaille sur ces distances, car la concurrence y est encore plus grande et plus serrée. En grand fond je suis en fait seulement quelqu´un qui performe en relais. Comme cette année je n´ai pas pu me qualifier individuellement (LB : Sandra était absente lors des championnats d´Allemagne pour raison professionnelle), je me suis bien sûr réjouie d´avoir été admise à participer en raison de ma performance préalable en piscine. Je me suis certes déjà torturée sur 20km mais c´était seulement une expérience individuelle, sans penser à décrocher une médaille.


Comment as tu dû te qualifier en équipe d´Allemagne sur les distances que tu as nagées à Kazan ?

 

Chez nous la qualification principale se fait lors des championnats d´Allemagne. On doit y nager toutes les distances sur lesquelles on veut se qualifier. Il y a des minima qu´il faut réaliser. Donc juste gagner ne suffit pas. C´est pourquoi à Kazan nous n´étions que 2 dames, aucune autre n´a réalisé les minima. Si on ne peut pas nager aux championnats d´Allemagne pour des raisons importantes, on peut être sélectionné en raison de bonnes performances préalables lors d´autres compétitions. C´est alors du ressort de la fédération et de l´entraîneur national.


Quel type de monopalme utilises-tu et pourquoi?


En ce moment je nage avec une Rocketfin. Il y a 2 ans j´ai changé d´une MatMas à une Yakovlev et j´ai acheté une Rocket comme deuxième palme de compétition. Je ne peux pas dire pourquoi c´est ainsi. J´ai essayé les deux palmes et j´ai dit de suite : OUI, c´est celle-là »-


Quelle est ta compétition favorite ?


J´aime nager les compétitions internationales. En Allemagne je nage en ce moment relativement sans concurrence, malheureusement. De cette façon j´ai beaucoup de bons concurrents, qui me rendent la vie difficile.


Quel est ton meilleur souvenir de NAP?


Avant Kazan c´était mon premier record d´Allemagne l´année dernière. Mais maintenant bien sûr le sentiment d´avoir enfin gagné une médaille individuelle en championnat d´Europe. Et en plus tout de suite en or. Une sensation extraordinaire.


Et quel est le plus mauvais?

 

Lorsqu´en 2004 je me suis cassé le coude lors du stage de préparation aux championnats du monde en Chine, 6 semaines avant le départ et tout a été remis en question….toute une année pour rien ??? Mais bien heureusement j´ai eu le droit de m´aligner en Chine.


Maintenant quels sont tes objectifs pour la saison à venir?

 

Si je nage encore une Saison, alors naturellement les championnats du monde en Colombie pour me mesurer aux très grands.


Que penses-tu de l'avenir de la NAP en Allemagne, en France et dans le monde ?

 

Je pense qu´en ce moment en Allemagne nous avons de très bonnes personnes, qui veulent faire bouger les choses ou les ont déjà fait bouger. Malheureusement la NAP devient de plus en plus un sport secondaire à travers la discussion incessante sur les Bi-Fins. Je trouve que nous ne nous rendons pas de service en prenant les Bi-Fins au programme, car c´est un recul pour notre discipline qui est attractive et esthétique. Cela pourrait mettre en danger le futur de la NAP.

  

 Veux-tu ajouter quelque chose pour conclure cette interview ?

 

Merci pour la possibilité de dire quelque chose à propos du sport en Allemagne et de moi-même.

 

Merci Sandra pour tes réponses et bonne continuation.

 

 

 

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Anbei das Interview mit Sandra Pilz, Mitglied der deutschen Nationalmannschaft und aktuellen Schwimmerin der SC DHfK Leipzig. Sandra ist Europameisterin auf 400 und 800 ST sowie Bronzemedaille im Staffel 4x3km bei der Europameisterschaft in Kasan geworden.

 

 

Hallo Sandra. Zuerst, könntest du dich vorstellen ? Wie hast du das „Finswimming „ angefangen?

 

Hallo, ich bin Sandra Pilz, 30 Jahre alt und komme aus Leipzig. Dort trainiere ich im SC DHfK. Ich bin seit über 10 Jahren Polizeibeamtin bei der Bundespolizei.

Angefangen habe ich mit 4 Jahren im klassischen Schwimmen, war dort aber nicht talentiert genug und  hatte schnell keine Lust mehr. Ich  habe dann  auf Drängen meiner Eltern nach 2jähriger Pause  1991 mit dem Finswimming begonnen. Weil ich unbedingt wieder Sport machen sollte.


Wieviel Stunden pro Woche beinhaltet dein Trainingsplan ? Du bist beruflich aktiv, wie schaffst du es dich dafür zu organisieren?


Also 2 Stunden Training am Tag schaffe ich irgendwie immer. Manchmal muss ich das Training vor der Arbeit machen aber meistens am Abend nach der Arbeit. Wenn ich es an einem Tag nicht zum Training schaffe, weil ich so schlechte Arbeitszeiten habe, dann muss ich eben am Sonntag nochmal ran und die versäumte Einheit nachholen. Es kommt auch vor, dass ich mehrere Tage zu Polizeieinsätzen unterwegs bin. Dann versuche ich so viel wie möglich übers das Landtraining wie Laufen oder Athletik zu machen. An Tagen an denen ich nicht arbeiten muss, hole ich dann verstärkt die versäumten km im Wasser nach. 


Dein Verein ist sehr aktiv und erfolgreich in unserem Sportart. Weiß du wie und wann Flossenschwimmen im SC DHfK geboren ist? Worüber verfügt ihr heute (Bahn, Unterstützung…) in Leipzig und genereller in Deutschland, um das Finswimming zu praktizieren und zu mediatisieren?

 

Also so genau kann ich nicht sagen, wie lange der SC DHfk das Finswimming schon ausübt. Unser Bundestrainer Lutz Riemann hat, bevor er Bundestrainer wurde, als Trainer in unserem Verein gearbeitet. Seit ich Finswimming betreibe, gibt es das auch im SC DHfk. Also seit 1991. Wir sind damals immer mit meinem Heimatverein nach Leipzig ins Trainingslager gefahren. 

Wir haben täglich 3 x 1,5 Stunden Trainingszeit. Mindestens 1 Bahn steht uns zur Verfügung.  Aber meistens trainieren wir auf 2 Bahnen. Einmal im Jahr gibt es auch für den Nachwuchs ein Trainingslager, bei dem Videoaufnahmen und Technikanalysen gemacht werden. Diese Möglichkeiten haben wir auch in Leipzig. Da wir Bundesstützpunkt sind, also auch Sportler anderer Vereine bei uns trainieren, werden die Bahnen zum Teil durch unseren Deutschen Verband, den VDST, finanziert.  Aber wie in anderen Vereinen sind auch wir in Leipzig auf Zuschüsse durch Sponsoren angewiesen. Aber auch durch die Bereitschaft der Sportler die Wettkämpfe selbst zu finanzieren, können die Vereine mehr Geld in die Öffentlichkeitsarbeit stecken. In Leipzig sind wir als Finswimmer relativ bekannt und die Trainer haben ein gutes Verhältnis zur Zeitung. So sind wir bei großen Wettkämpfen sehr präsent in Leipzig. Bei großen Wettkämpfen in Leipzig wie Deutschen Meisterschaften oder nächstes Jahr der Weltcup, versuchen wir im Vorfeld viel Werbung zu machen. In diesem Jahr gab es ein Fotoshooting mit den „Stars“ des Vereins und es wurden Plakate in der Stadt ausgehängt. Die Wettkämpfe wurden im Internet live übertragen und von Ehemaligen kommentiert. Auch das örtliche Fernsehen hat im Vorfeld Berichte über die Meisterschaften gebracht.

 

 

Man hat es in Kazan u.a. gesehen, du schwimmst sowohl in der Halle als auch im Freigewässer, welche sind deine Lieblings Strecke und warum?


Das ist eine schwierige Frage. Da ich in diesem Jahr erstmals die ST-Strecken in meinem Programm hatte und dort die Titel gewonnen habe, müsste ich jetzt eigentlich sagen, dass 400 und 800 ST meine Lieblingsstrecken sind. Aber ich habe mich speziell auf die 200 und 400 FS vorbereitet. Die liefen auch super und ich hätte mich vielleicht dort noch mehr über die Medaille gefreut, da die Konkurrenz natürlich noch viel größer und dichter war. Im Freigewässer bin ich eigentlich nur der Staffeltyp. Da ich in diesem Jahr keine Qualifikation im Freigewässer geschwommen bin, war ich natürlich froh, dass ich aufgrund meiner Vorleistung trotzdem eingesetzt wurde. Ich habe mich zwar auch schon über die 20km gequält aber das war nur für mich, ohne den Gedanken an eine Medaille.


Wie musstest du dich für die Nationalmannschaft qualifizieren, auf die Strecken die du in Kazan geschwommen bist?


Bei uns ist der Hauptqualifikationswettkampf die Deutsche Meisterschaft. Dort muss man alle Strecken schwimmen, für die man sich qualifizieren will. Es gibt Pflichtzeiten, die man schwimmen muss. Also einfach nur gewinnen reicht nicht aus. Deswegen waren wir in Kasan auch nur zwei Damen, mehr haben die Pflichtzeiten nicht erfüllt. Wenn man aus wichtigen Gründen die Deutschen Meisterschaften nicht schwimmen kann, dann kann man auch aufgrund von guten Vorleistungen aus anderen Wettkämpfen nominiert werden. Das ist aber die Entscheidung des Verbandes und des Bundestrainers.

 

Welche Art von Flossen nutzt du und warum ?


Ich schwimme im Moment Rocketfins. Ich bin vor zwei Jahren von einer MatMas auf zunächst Yakovlev umgestiegen und habe dann als zweite Wettkampfflosse eine Rocket gekauft. Ich kann nicht sagen warum das so ist. Ich bin der Typ, der relativ schnell sagen kann, ob mir die Flosse liegt oder nicht. Beide Flossen habe ich angezogen und habe gleich gesagt: „JA das ist sie.“

 

Was ist dein Lieblingswettkampf?

 

Ich schwimme gerne internationale Wettkämpfe. In Deutschland schwimme ich im Moment relativ konkurrenzlos, leider. So habe ich viele gute Gegner, die mir das Leben schwer machen.

 

Was ist deine beste Erinnerung im Bezug auf das Finswimming?

 

Vor Kasan war es mein erster Deutscher Rekord im letzten Jahr. Aber jetzt natürlich das Gefühl, endlich eine Einzelmedaille bei einer Europameisterschaft gewonnen zu haben. Und dann gleich Gold. Ein Wahnsinnsgefühl.

 

Und die schlechteste?

 

Als ich mir 2004 im Trainingslager zur Vorbereitung auf die WM in China 6 Wochen vor dem Abflug den Ellenbogen angebrochen habe und alles in Frage stand... Das ganze Jahr umsonst ?? Aber Gott sei Dank durfte ich in China starten.

 

Was sind jetzt deine Ziele für die kommende Saison?

 

Wenn ich noch eine Saison schwimme, dann natürlich die WM in Kolumbien und mich mit den ganz Großen der Welt messen.

 

Was hälst du von der Zukunft des Finswimmings in Deutschland, Frankreich und in der Welt?

 

Ich denke im Moment haben wir in Deutschland sehr gute Leute, die etwas bewegen möchten bzw schon bewegt haben. Leider gerät das Finswimming immer mehr in den Hintergrund durch die immer wieder aufkommende Bi-Fins diskussion. Ich finde wir haben uns keinen Gefallen damit getan, die Bi-Fins ins Programm zu nehmen, weil es ein Rückschritt für unsere attraktive und ästhetische Sportart ist. Das könnte die Zukunft des Finswimmings gefährden.

 

Möchtest du etwas dazu sagen um diesen Interview abzuschließen?

 

Vielen Dank für die Möglichkeit, etwas über den Sport in Deutschland und mich erzählen zu können.

 

Danke Sandra für deine Antworte und alles Gute.

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Published by Léa - dans Interviews
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