Les épreuves piscine sont terminées et un premier bilan s'impose. Tout d'abord, 5 noms sont à retenir:
Bao Zhen Zhu,
Jiao Liu,
Vasilisa Kravchuk,
Pavel Kabanov et
Sven Lützkendorf. Ces cinq nageurs ont illuminés de leur classe ce championnat.
Ils ont impressionné Commençons par la Chinoise
Bao Zhen Zhu. Cette dernière a remporté 5 titres en 5 courses (50 AP, 50 SF, 100 IS, 100 SF, 4x100 SF) avec une facilité déconcertante sur chacune d'elles. Elle a même ajouté un record du monde sur le 50 SF.
Sa compatriote
Jiao Liu a quant à elle remporté 4 titres (400 IS, 800 IS, 800 SF et 1500 SF), pris une seconde place (4x200 SF) et une médaille de bronze (400 SF). Elle a également battu ses records du monde sur 800 SF et 1500 SF où ses concurrentes n'ont pu que la regarder de très loin.

Autre nageuse très impressionnante,
Vasilisa Kravchuk. La Russe a été intouchable sur 200 SF et 400 SF. Sur cette dernière course elle a placé son record du monde à des années-lumière des autres nageuses. Elle a en plus remporté le 4x200 SF avec le record du monde de la distance et celui du 200 SF qu'elle a réalisé en lançant le relais. Elle est ainsi la nageuse ayant battu le plus de records du monde dans ce championnat. Elle complète sa moisson avec deux médailles d'argent (50 Bi et 4x100 SF).
Chez les hommes, on attendait beaucoup le Russe
Pavel Kabanov, de retour après deux ans d'absence des bassins. Il n'a pas déçu en remportant 5 titres, là encore en 5 courses (50 AP, 50 SF, 100 IS, 100 SF et 4x100 SF). Il bat également le record du monde du 50 AP pour 2 centièmes.
Enfin, dernier héros de ces championnats, l'Allemand
Sven Lützkendorf. Il a tout simplement pulvérisé les deux records du monde du 800 SF et 1500 SF. Il est désormais le nouveau roi du demi-fond mondial et ses adversiares ne parraissent pas en mesure de le battre dans un avenir proche.
Ils ont déçu On attendait beaucoup quelques nageurs et finalement ils n'ont pas réussi a évoluer au niveau esperé. Les Italiens
Stefano Figini et
Andrea Nava ont perdu de leur superbe lors de ce championnat. Ils ont certes remporté des titres (4x200 SF et 400 SF pour Figini), mais n'ont pas véritablement tenu le rang qui est le leur. La plus grande démonstration de cela est le 200 SF où ils ont nagé assez loin de leur meilleurs temps pour au final se faire surprendre par le Hongrois
Denes Kanyo. Sur 4x100 SF, ils n'ont pas réussi non plus à monter sur le podium alors que le relais avait pourtant fière allure.
Stefano Figini a toutefois été handicapé pendant la compétition par une maladie, mais même à 100% de ses capacités, aurait-il pu contrer le géant Allemand
Sven Lützkendorf? Probablement pas...
Andrea Nava, toujours troisième performeur de tous les temps sur 100 SF, n'a dû se contenter que de la sixième place sur une course où l'argent était à sa portée.
Le Coréen
Young Joong Yun a également déçu. Arrivé à Saint Petersbourg avec les records du monde du 200 SF et du 800 SF, il ne repart de la cité Russe qu'avec une médaille de bronze sur 400 SF. Il aura même causé la disqualification de son relais 4x200 SF, pourtant médaillé.
Dernière déception masculine, le Russe
Evgeny Skorjenko. Impuissant face à son compatriote sur 100 IS et 50 SF, il ne sera même pas parvenu à se qualifier pour la finale du 50 AP. Il se consollera toutefois avec un record du monde sur 4x100 SF, où
Pavel Kabanov a une nouvelle fois fait le show.
Chez les femmes, la Chinoise
Xin Yu avait les moyens de prétendre au titre sur 800 SF et 1500 SF et à la seconde place sur 400 SF. Elle ne se sera classé finalement que sixième du 1500 SF et n'aura pas passé le cap des séries sur les deux autres courses.
Autre Chinoise en-dessous de son potentiel,
Jiefen Huang. La recordwoman du monde du 400 IS et 800 IS sera restée au pied du podium sur ces deux courses.
Dernière déception,
Margo Artushenko. La recordwoman d'Europe du 50 SF et 100 SF avait montré de belles choses l'an dernier à Eger. On espérait même qu'elle puisse pertuber la suprématie des Chinoises sur les épreuves de sprint. Malheureusement il n'en a rien été et l'Ukrainienne quitte ces championnats avec seulement 2 cinquièmes places sur 50 SF et 100 SF.
Ils ont étonné 
La Coréenne
Jin Hee Shin s'est fait un nom sur la scène internationale en se classant seconde du 400 IS et du 800 IS. Son compatriote
Hae Young Lee a fait encore mieux en s'imposant sur 400 IS (devant le Russe Igor Saprykine) à 10 centième du record du monde.
L'Ukrainienne
Katerina Dyela s'est imposée dans ce championnat comme la nouvelle reine européenne du sprint court. Avec un record d'Europe sur 50 AP et deux troisièmes places (50 AP et 50 SF), elle peut être satisfaite de ses championnats.
Enfin le jeune nageur Colombien
Juan Ocampo, seulement 15 ans, a montré qu'il faudrait compter sur lui dans les années à venir. Il est en effet rentré en finale du 200 SF et a pris part au relais 4x200 SF argenté de la Colombie.
Et les Français dans tout ça? En ce qui concerne les Français, le bilan est in comparable à celui de l'an dernier. Pour rappel, les nageurs français avaiten remporté 8 médailles dont 1 titre, atteint 20 finales et battus 15 records de France et deux records d'Europe. Certe cette année il s'agit de championnats du monde, mais le bilan n'en parait pas moins maigre: 0 médaille, 5 finales, 2 records de France et un record d'Europe (et donc de France) égalé.

Comme l'an dernier, la France était emmenée par
Camille Heitz qui a réussi cette année encore de belles choses. En 4 courses elle bat deux records de France et égale son record d'Europe. Toutefois elle ne fera pas mieux en terme de place que quatrième (à deux reprises). La raison en est simple: les autres nageuses étaient trop fortes. Les Chinoises et les Coréennes étaient au dessus du lot pendant ces 5 jours de compétition. Camille s'est toutefois affirmée comme la meilleure nageuse Européenne sur 100 SF et 100 IS. Elle a également pris une belle septième place sur 50 AP et une encourageante dixième place sur 50 SF. A noter que sur chacune de ses courses, son temps en finale s'est vu supérieur à celui des séries. Cela n'a toutefois pas eu d'influence sur son classement.
Léa Pasqualotti était la seconde nageuse engagée pour ces championnats. Son bilan est lui aussi encourageant. Un record personnel sur 50 SF et une meilleure performance en chronométrage électronique sur 50 AP pourront la satisfaire. Elle a en revanche était moins rapide qu'aux championnats de France sur 200 SF. En temre de place, Léa reste éloignée des finales et ne s'est jamais mieux classée que quinzième.
Chez les hommes,
Raphaël Kamoizan peut nourir quelques regrets. Sur 1500 SF, son record personnel le plaçait à quelques centimètres du podium. Au final il aura tout de même pris une belle sixième place. Sur 800 SF, il s'est classé onzième là où une fois encore, son record personnel aurait pu le placer bien plus haut.
En immersion,
Florian Lahaye s'en est pas mal sorti. Il ne réalise pas son meilleur temps sur 800 IS mais prend une belle huitième place. Il bat en revanche son record personnel sur 400 IS et se classe onzième.
Benjamin Hamelin était le "petit" nouveau de cette équipe de France. Qualifié au profit du forfait d'
Erven Morice sur 400 IS, il n'est pas parvenu à évoluer à son mielleur niveau sur cette distance et se classera quinzième. Il a toutefois fait mieux sur 800 IS avec une belle dixième place et un temps assez proche de sa meilleure performance.
Nicolas Cochou peut être quant à lui satisfait de son 200 SF où il a battu d'une seconde son record personnel et où il a pris la quatorzième place. Sur 50 SF, il réalise sa meilleure performance de la saison, en restant éloigné de son record de France. Sur 100 IS, ni son temps, ni sa place ne refètent son véritable niveau.
Enfin
Erven Morice participait probablement à sa dernière compétition internationale. Il aura surement espéré nager un peu plus vite, mais les podiums étaient inaccessibles. Sa meilleure performance de la compétition reste son 100 IS où il a pris la dixième place. Son record de France lui aurait permis d'atteindre la finale.
Si le bilan comptable de l'équipe de France piscine est le plus faible depuis les championnats d'Europe 2001, les performances chronométriques ne sont ainsi pas catastrophiques. Celles de
Camille Heitz sont même encourageantes dans l'optique des prochains championnats d'Europe. Le fait est que le niveau mondial s'est densifié et que les finales se nagent globalement plus vite. La France n'a tout simplement pas supporté le rythme imposé par les autres nations. Il est a espérer que cette année ne soit qu'une année de transition et il ne faut pas oublié que
Léa Louison,
Véronique Quentin et
Raphaël Smolin Froissart (tous médaillés l'an dernier) ne sont plus là. La relève devra maintenant venir de nageurs comme
Benjamin Hamelin,
Coraline Aze,
Alison Dumontier ou bien encore
Thomas Muia. N'oublions pas non plus que
Camille Heitz,
Léa Pasqualotti,
Raphaël Kamoizan et
Florian Lahaye ont tous moins de 24 ans.
Les résultats de la compétition piscine sont disponibles
ICI.