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Championnats du Monde Juniors - Chania (GRE), 25 juin - 1 juillet 2014

 

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 20:50
Voici l'interview de Ioannis Tsourounakis, actuel recordman du monde du 800 IS, acien recordman du monde du 400 IS, multiple champion du monde et d'Europe et accessoirement 5ème performeur mondial sur 800 SF.





Salut Ioannis. Peux-tu tout d'abord te présenter ? Comment as-tu commencé la NAP ? Dans quel club évolues-tu?

Mon nom est Ioannis Tsourounakis et je suis un nageur avec palme(s) grec. Je suis né le 18 Juin 1984 à Chania, une petite ville sur l'île de Crète. J'ai commencé la natation en 1990 et la NAP en 1997. J'appartiens au club de Chania depuis 1997 et je n'ai jamais eu l'intention de partir vers un autre club.


De combien d'heures par semaine est composé ton entraînement?


La durée de mes entraînements dépend de la période de l'année. D'habitude je m'entraîne deux heures par jours, six jours par semaines et seulement en piscine (pas de musculation).
J'atteins le maximum de pratique à Noël et aux vacances de Pâques où je m'entraîne 5 heures par jour dont 4 en piscine (deux le matin et deux le soir, une de musculation). Avant les compétitions je m'entraîne environ 1h30/2h par jour.



Quel type de monopalme utilises-tu et pourquoi?


Il n'y a pas particulièrement de monopalme que j'aime. De temps en temps j'utilise différentes sortes de monoplame. La raison pour laquelle j'utilise une monopalme particulière est la sensation qu'elle me donne dans l'eau. Je veux prendre du plaisir avec la monopalme, qu'elle le donne un « grand coup ». Normalement j'utilise une monopalme souple. Aussi j'utilise la même monopalme pour toutes les courses ; cela n'a pas d'importance si c'est du sprint, du demi-fond, du fond, de la surface ou de l'immersion. J'utilise toujours la même palme. Depuis les deux dernières années, j'utilise les palmes de « maître » Salim pour les sensations qu'elles me donnent.



Est-ce que de nager avec ton frère, Antonis, en équipe nationale est une aide pour toi?



Je crois que de nager avec d'autres athlètes de haut niveau ne peut qu'être bénéfique pour tous. Malgré le fait que mon frère est également en équipe nationale, nous ne nageons ensemble que depuis l'an dernier. Quand j'ai terminé le lycée et que je me suis inscrit à l'université, j'ai changé de ville et nous avons donc nager avec des entraîneurs différents. Après qu'Antonis ait finit le lycée, il a rejoint l'armée pour au moins un an. Après qu'il eu terminé ses obligations envers l'armée, il recommença à nager en 2008 et c'est la seule année où nous avons nagé ensemble. Mais je te l'ai dis avant, je crois qu'il est bon d'avoir une petite compétition entre les membres d'une équipe. Tout le monde essaye de surpasser les autres et donne le meilleur de soi tous les jours à l'entraînement. Et comme tu l'as vu dans nos résultats, cela a été bénéfique pour moi, tout comme pour Antonis...


Parlons un peu de ton palmarès maintenant. Depuis ta première médaille remportée sur ton île en 2002 (médaille de Bronze sur 800 IS en 2002 aux championnats du monde de Patras), tu es devenu double champion du monde, champion d'Europe et recordman du monde sur 400 IS (jusqu'à cet été) et sur 800 IS. Parmi toutes ces performances, laquelle t'a apporté le plus de joie ?


Je vois que tu me connais très bien. Cela me surprend beaucoup. Tu vas surement trouver ça un peu étrange, mais les courses qui m'ont apporté le plus de joie sont deux relais : les 4x200 SF en Chine en 2004 et à Turin en 2006. Je considère les relais comme la meilleure partie de chaque championnat. C'est un jeu ; je fais de la NAP tout d'abord pour le fun et j'en profite le plus possible. En relais, ton esprit sort de ton corps, tu te sens vraiment fort et l'adrénaline atteint le maximum... Ce sont les courses qui me donnent le plus de joie.

A propos des médailles d'or maintenant, je peux dire que la première médaille d'or que j'ai gagnée à Bari sur 800 IS ma donné la plus grande satisfaction que je n'ai jamais eu dans ma carrière sportive, et je vais te dire pourquoi tout de suite. Comme tu as étudié mon palmarès, tu as pu voir que je n'avais jamais gagné de course (internationale, ndlr) avant. J'étais l'eternel troisième et parfois second. Parfois j'étais vraiment près, mais je ne l'ai jamais fait. Donc tu peux comprendre quel soulagement cela a été quand j'ai finalement gagné. Mais malgré la victoire, je n'ai pas du tout exulté ; je suis juste resté dans l'eau, totalement épuisé et chuchotant à moi-même : « C'est mon tour finalement, bien joué Ioannis... ». C'était un de mes meilleurs moments de ma vie, mais pas un moment de joie, plus la satisfaction d'avoir finalement achevé ce que je voulais le plus, la victoire !



Et quel est ton pire souvenir? Ta plus grosse déception ?


Je ne peux pas dire que j'ai eu de mauvais souvenirs dans ce sport. J'ai eu cependant de nombreux moments décevants notamment après une mauvaise course ou une mauvaise saison. Je pense que la plus mauvaise partie de ma carrière a été l'année 2005 à San Marino. J'étais vraiment déçu de moi-même car je n'ai pas réussi à achever ce que j'avais entrepris toute la saison. Tous mes résultats ont été moyens ou très mauvais. Mais c'est le sport... Après chaque échec, tu dois te relever et continuer.


Maintenant quels sont tes objectifs pour la saison à venir et pour les prochains championnats du monde?


Bon, il y a un moment dans la vie où tout  a une fin. Il faut toujours aller de l'avant et ne pas regarder en arrière. En avril dernier, j'ai été diplômé de l'Ecole de Dentistes de l'Université D'Aristote de Thessalonique, où j'ai étudié l'odontologie depuis 2002. Après cela j'ai candidaté dans plusieurs universités américaines pour des études avancées en paraodontologie et j'ai été accepté dans l'Université d'Etat de Louisiane. Le programme commencera entre juin et juillet, je n'aurai donc pas la possibilité de participer aux championnats du monde. Ces études dureront trois ans, tu peux donc comprendre que je serai absent du monde de la NAP pendant un bon moment. Donc comme tu peux le voir, il n'y aura pas d'objectifs pour moi la saison prochaine. L'an dernier à Eger, j'ai finit mon chapitre NAP de la meilleure des façon selon moi, avec une médaille d'or et un record du monde. Toutefois je me sens triste d'arrêter la NAP. Ce sport m'a apporté les meilleures expériences et les plus belles joies de ma vie. J'ai rencontré des gens vraiment géniaux et ce sport représente une grande part de ma vie. Mais comme je l'ai dit avant, toutes les bonnes choses ont une fin un jour ou l'autre...

Plus généralement, comment perçois-tu l'état de santé de la NAP en Grèce, en France et dans le monde?



Bon, à propos de la situation en Grèce, il y a beaucoup à dire. Bien que nous ayons de très bons résultats sur le plan international, le gouvernement ne donne pas à la NAP l'attention qu'elle mérite. Nous avons vu beaucoup de pays où la NAP est très populaire comme la Chine ou la Russie. Là-bas, la NAP a le respect qu'elle mérite. Je pense qu'elle est aussi célèbre en Italie, en Ukraine et en Hongrie. En Grèce les choses ne sont pas aussi belles. La situation n'est plus aussi bonne que dans le passé. Malgré le fait que le niveau s'est amélioré d'années en années avec de plus en plus de médailles dans chaque championnat, les choses n'avancent pas du tout. Bien au contraire, la situation empire... Spécialement après les Jeux Olympiques d'Athènes où nous avons gagné la "première place du dopage". Le gouvernement a revu tous les privilèges que les athlètes avaient gagnés par leur performances. Simplement, avec cette action, la Grèce a éliminé ses sportifs et ses champions. En effet, ils n'ont pas eu la motivation de continuer à pratiquer. Je pense que si les athlètes ne sont pas motivés, de grandes performances ne peuvent être réalisées.

A propos de la France, je ne connais pas bien l'état de la NAP. Mais de ce que je sais, je dirais que la situation est comparable à celle de la Grèce, voire pire. Mais je ne peux pas avoir de réelle opinion. La seule chose dont je suis sûr est que la France a beaucoup de grands athlètes obtenant de bons résultats et ayant de belles perspectives d'avenir.




Quel est ton avis sur la réunification des championnats internationaux piscine et longue distance?


Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus car je n'ai pas assez de connaissances sur le sujet. Mais je pense que ce regroupement aurait dû être fait depuis le début. C'est un moyen de regrouper plus de nageurs mais aussi d'attirer plus de fans et de nouveaux membres.




Enfin, as-tu un message à faire passer ?


Il n'y a plus beaucoup à dire. Je pense avoir dit les choses les plus importantes. Je voudrais te remercier de m'avoir donné l'opportunité de parler à travers ton site. C'était très sympa. Mes deux entraineurs méritent également un grand merci pour m'avoir aidé à arrivé où j'en suis et à ce niveau. Ils sont à l'origine d'une grande partie de mon succès. Aussi je tiens à remercier mes parents et mon frère qui m'ont toujours soutenu, surtout dans les moments difficiles. Un merci spécial à tous mes coéquipiers et mes amis qui ont été présents pour moi dans toutes les situations difficiles et m'ont aidé à surmonter tous les problèmes, quels qu'ils soient. Si j'ai oublié quelqu'un, j'en suis désolé mais j'espère qu'il me pardonnera. Enfin, un merci spécial pour toi Cyril, pour cette super interview.



Merci Ioannis pour tes réponses et bonne continuation.




Si vous aussi vous souhaitez vous exprimer, n'hésitez pas, contactez moi!

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Published by Cyril - dans Interviews
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